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vrijdag 7 maart 2008

Ayaan Hirsi Ali : La Haye a accompli son devoir, selon Sarkozy

Nouvelobs.com

L'ancienne députée néerlandaise d'origine somalienne est menacée de mort depuis l'assassinat en 2004 par un islamiste radical du réalisateur Théo Van Gogh. Les partisans demandaient sa naturalisation par la France.

Ayaan Hirsi Ali (Sipa)

Ayaan Hirsi Ali (Sipa)

Le président français Nicolas Sarkozy estime que les Pays-Bas ont accompli leur devoir de protéger l'ancienne députée néerlandaise d'origine somalienne Ayaan Hirsi Ali, selon les déclarations du Premier ministre néerlandais Jan Peter Balkenende, vendredi 7 mars, à La Haye.
"M. Sarkozy estime que les Pays-Bas ont accompli leur devoir, même plus que la Grande-Bretagne vis-à-vis de Salman Rushdie", a déclaré le Premier ministre néerlandais, évoquant sa rencontre mercredi dernier avec le chef de l'Etat français, lors de son point presse hebdomadaire.
"Nous sommes d'accord que les Etats doivent assurer la protection des gens sur leur territoire. Et assurer la liberté d'expression", a encore déclaré Jan Peter Balkenende.
Les deux hommes ont également évoqué l'idée du président de créer une formule européenne de protection des personnes menacées, a précisé le Premier ministre.

Menacée de mort depuis 2004

Ayaan Hirsi Ali est menacée de mort depuis l'assassinat en 2004 par un islamiste radical du réalisateur Théo Van Gogh avec qui elle avait réalisé un film sur les femmes et l'islam, et vit depuis plusieurs années sous protection policière.
Le gouvernement néerlandais a cessé en octobre de financer sa protection hors de son territoire.
Début février à Paris, pendant un rassemblement de solidarité, la Secrétaire d'Etat française aux Droits de l'Homme, Rama Yade, avait assuré l'ex-députée que "nous réfléchissons à la manière de vous faire accéder à la France, à la naturalisation".
L'attention portée en France à l'ancienne députée avait quelque peu froissé La Haye, où le ministre des Finances Wouter Bos avait déclaré "qu'il y a comme un malentendu partout à l'étranger. Tout le monde semble penser que les Pays-Bas ne veulent pas protéger Ayaan Hirsi Ali, et cela m'irrite."
Sylvia

zaterdag 16 februari 2008

Vers un financement européen pour la protection d'Hirsi Ali ?

Le Monde - par Yves Clarisse

Hirsi_ali_terug BUXELLES (Reuters) - L'Union européenne devrait prendre en charge le financement de la sécurité d'Ayaan Hirsi Ali, une ressortissante néerlandaise menacée de mort pour ses propos sur l'islam, ont proposé des députés européens.

Le groupe socialiste du Parlement européen, qui a reçu l'ancienne parlementaire néerlandaise dont le gouvernement refuse d'assurer la sécurité depuis octobre 2007, a lancé une initiative qui a déjà recueilli une centaine de signatures, dont celle du président de l'institution, Hans-Geert Pöttering.

Ce texte demande que "l'Union européenne prenne les mesures nécessaires à la prise en charge de la protection de Mme Ayaan Hirsi Ali - qui n'est plus assurée aujourd'hui par les Pays-Bas - quel que soit le pays où celle-ci a choisi de résider."

La requête se base sur la Charte des droits fondamentaux de l'UE, qui consacre la liberté d'expression et garantit le respect de l'intégrité physique de ses ressortissants, ainsi que sur le programme européen de lutte contre le terrorisme.

"Nous disons qu'il y a aujourd'hui une base légale pour que l'Union européenne protège Ayaan Hirsi Ali", a estimé Hamon. "Elle est aujourd'hui menacée de mort pour ce qu'elle a dit."

Si les gouvernements des Vingt-Sept ne répondent pas favorablement à cette demande, le Parlement européen peut assurer ce financement sur des budgets qu'il gère lui-même.

DEUX MILLIONS D'EUROS

Le philosophe français Bernard-Henri Lévy a appuyé la démarche lors d'une audition devant le Parlement.

"Quand un Etat membre de l'Union européenne se révèle incapable de protéger un de ses ressortissants, il appartient à l'Europe de se substituer à lui", a-t-il déclaré en estimant qu'Hirsi Ali incarnait les valeurs européennes.

Cette dernière, qui est d'origine somalienne, a défrayé la chronique après les attentats du 11 septembre 2001 contre les tours jumelles de New York par ses prises de position sur l'islam.

"Je suis venu vous demander de créer un fonds européen afin d'assurer la protection d'une personne dont le seul crime est de parler librement", a-t-elle plaidé devant les députés.

Refusant le "romantisme" de la gauche néerlandaise sur la question de l'immigration, elle a estimé que certains aspects de la religion islamique, notamment sur les droits de femmes, empêche l'intégration des musulmans.

Depuis 2002, elle fait l'objet de menaces de mort.

Le cinéaste Theo Van Gogh, qui a tourné un film reprenant ces thèses et dont Hirsi Ali était l'actrice, a été assassiné en 2004 et une lettre affirmant qu'elle serait la prochaine victime, a été fixée sur son cadavre à l'aide d'un couteau.

Le gouvernement néerlandais a acheté un appartement sécurisé pour l'abriter, mais les voisins de la jeune femme, qui jugeaient sa présence indésirable, ont obtenu en 2006 son expulsion de l'immeuble où elle avait trouvé refuge.

Hirsi Ali, qui a été membre du parlement néerlandais, a alors décidé de s'exiler aux Etats-Unis, mais le gouvernement de La Haye a refusé de continuer à assurer sa sécurité outre-Atlantique, qui lui coûtait 2 millions d'euros par an.

La jeune femme doit désormais compter sur la générosité de donateurs pour payer ses gardes du corps.

Sylvia

maandag 11 februari 2008

Ayaan Hirsi Ali à Paris pour demander protection à la France et à l'Europe

L'ex-députée néerlandaise Ayaan Hirsi Ali, menacée de mort à cause de ses positions sur l'islam, en visite à Paris le 10 février 2008

Yahoo.com - Par Cécile FEUILLATRE AFP - Dimanche 10 février

Ayaan_11 PARIS (AFP) - Symbole de la laïcité et de la libre pensée pour ses partisans, provocatrice selon ses détracteurs, l'ex-députée néerlandaise Ayaan Hirsi Ali , menacée de mort à cause de ses positions sur l'islam, a entamé dimanche à Paris une visite pour demander aide et protection des Européens.

Des intellectuels français et plusieurs organes de presse ont organisé un meeting de solidarité dimanche soir pour attirer l'attention sur la situation de l'ancienne députée d'origine somalienne.

"J'espère que leur initiative aboutira et que mes problèmes de sécurité seront résolus", a déclaré Mme Hirsi Ali à l'AFP, dans le cadre d'entretiens avec la presse.

Ayaan Hirsi Ali vit depuis plusieurs années sous protection policière mais en novembre le gouvernement néerlandais a cessé de la financer puisqu'elle réside depuis 2006 aux Etats-Unis. Pour Mme Hirsi Alia cette décision est "immorale".

"Les menaces sur ma vie sont permanentes. Et, au lieu de consacrer ma vie à mon travail, je passe désormais mon temps à lever des fonds privés pour me protéger", a-t-elle affirmé.

En octobre, les soutiens français de Mme Hirsi Ali, parmi lesquels le philosophe Bernard-Henri Lévy ou l'écrivain d'origine iranienne Chahdortt Djavann, ont dénoncé "la lâcheté inacceptable" de La Haye et demandé à la France d'accorder une citoyenneté honorifique à la jeune femme.

Pour les organisateurs de la soirée, Mme Hirsi Ali, qui défend le concept de laïcité à la française, incarne "la liberté d'expression et de conscience" menacée par les intégristes.

Née en Somalie en 1969, excisée à cinq ans, exilée avec sa famille au Kenya, Ayaan Hirsi Ali se réfugie aux Pays Bas en 1992 pour fuir un mariage forcé. Elle obtient l'asile politique puis la nationalité néerlandaise cinq ans plus tard, et devient députée du parti libéral (VVD) en 2002.

Elle raconte avoir rompu avec l'islam le 11 septembre 2001, et s'est engagée depuis dans un combat pour la laïcité et l'émancipation des femmes musulmanes.

Elle entre avec fracas dans l'actualité néerlandaise en 2002 en qualifiant l'islam de "culture rétrograde", choque de nouveau en 2004 en parlant de Mahomet comme d'un "pervers" et un "tyran", assimile l'islam à un "nouveau fascisme" dans un récent entretien avec The Independent.

"J'ai conscience d'être souvent provocante, mais c'est pour déclencher le débat. Je me bats pour un changement de mentalité, pour que les musulmans acceptent que les principes de la démocratie, de la liberté, sont bien plus précieux que ceux de l'islam", affirme Mme Hirsi Ali.

Son histoire a pris un tour tragique avec l'assassinat en 2004 de son ami Théo Van Gogh, avec qui elle avait fait le film "Submission" sur l'islam et les femmes. Sur le corps du cinéaste et pamphlétaire, assassiné par un jeune islamiste néerlandais d'origine marocaine, une lettre de menaces la visait directement.

En mai 2006, elle décide de quitter les Pays Bas après une polémique sur l'acquisition de sa nationalité --la jeune femme avait reconnu avoir menti sur son âge et son nom lors de sa demande d'asile-- et s'exile aux Etats-Unis où elle travaille pour une fondation proche des neoconservateurs, American Enterprise Institute.

Mme Hirsi Ali se rendra jeudi à Bruxelles, alors qu'une soixantaine de députés européens tentent d'obtenir les 393 signatures nécessaires pour déposer un texte devant le Parlement européen visant à obtenir le financement de sa protection rapprochée.

Dossier Ayaan Hirsi Ali : Une voix contre l'intolérance religieuse

Sylvia

BHL défend Ayaan Hirsi Ali

Ayaan_ha

Bernard-Henri Lévy réclame la nationalité française pour Ayaan Hirsi Ali. Cette jeune femme néerlandaise, d'origine somalienne, a été contrainte de quitter les Pays-Bas en raison des menaces de fondamentalistes islamistes dont elle fait l'objet depuis qu'elle a osé voter une loi contre l'excision lorsqu'elle était députée des Pays-Bas. Un pays qui, selon l'écrivain philosophe, l'a rejetée dès lors qu'elle a été menacée, au point qu'elle vit désormais cachée aux Etats-Unis. Bernard-Henri Levy lance ainsi dans Le Point un appel à Nicolas Sarkozy pour la naturalisation d'Ayaan Hirsi Ali rappelant que pendant la campagne pour la présidentielle, il avait déclaré que "chaque fois qu'une femme est martyrisée dans le monde, la France doit se porter à ses côtés". Le Journal du Dimanche

maandag 14 januari 2008

Prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes aux ex-musulmanes Ayaan Hirsi Ali et Taslima Nasreen

Point de Bascule

Créé à l’occasion du 100e anniversaire de la naissance de Simone de Beauvoir, ce prix décerné pour la première fois en 2008 récompense l’œuvre et l’action exceptionnelles de personnes qui contribuent à promouvoir la liberté des femmes dans le monde.

Prix « Simone Beauvoir pour la liberté des femmes »

Créé à l’occasion du 100e anniversaire de la naissance de Simone de Beauvoir (1908-2008), le Prix « Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes » se propose de récompenser l’œuvre et l’action exceptionnelles de femmes et d’hommes qui, dans l’esprit de Simone de Beauvoir, contribuent à promouvoir la liberté des femmes dans le monde. Financé par Culture-France et les éditions Gallimard, le Prix « Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes » sera décerné chaque année à des lauréat(e)s élu(e)s par un jury international.

- En rappelant que Simone de Beauvoir a ouvert une nouvelle étape dans le combat des femmes pour leur émancipation : « On ne naît pas femme : on le devient » ; « Comment, dans la condition féminine, peut s’accomplir un être humain ? Nous intéressant aux chances de l’individu, nous ne définirons pas ces chances en termes de bonheur, mais en termes de liberté » (Le Deuxième Sexe) ;

- En considérant que divers obscurantismes continuent à exploiter la misère économique et les conflits politiques pour opprimer et persécuter tout particulièrement les femmes, en dépit et à l’encontre des avancées considérables obtenues grâce aux luttes des femmes, avec et après Simone de Beauvoir ;

- En s’inspirant de la pensée de l’écrivain philosophe, dont l’œuvre soutient encore aujourd’hui l’espoir de nombreuses femmes éprises de liberté, et la résistance au terrorisme économique, politique et religieux sous toutes ses formes et sur tous les continents : « La fin suprême que l’homme doit viser, c’est la liberté, seule capable de fonder la valeur de toute fin. La liberté ne sera jamais donnée, mais toujours à conquérir. » (Pour une morale de l’ambiguïté). « Nous sommes libres de transcender toute transcendance, nous pouvons toujours nous échapper « ailleurs », mais cet ailleurs est encore quelque part, au sein de notre condition humaine ; nous ne lui échappons jamais et nous n’avons aucun moyen de l’envisager du dehors pour la juger. Elle seule rend possible la parole. » (Pyrrhus et Cinéas) ; « Il n’y avait plus de Dieu pour m’aimer, mais je brûlerais dans des millions de cœurs. En écrivant une œuvre nourrie de mon histoire, je me créerai moi-même à neuf et je justifierais mon existence » (Mémoires d’une jeune fille rangée) ;

Le Jury décerne pour la première fois le Prix « Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes » à deux femmes :

Madame Ayaan Hirsi Ali

Ayaan_hirsi_ali_photoNée en Ethiopie en 1969, exilée au Pays Bas, Ayaan Hirsi Ali est une femme politique néerlandaise. Elue au Parlement en 2003 comme membre du Parti populaire libéral et démocrate, elle a fait adopter une proposition de loi réprimant sévèrement la pratique de l’excision.  Elle est l’auteur de nombreux articles dénonçant les dangers du communautarisme, qu’elle considère comme un obstacle à l’intégration, et réclame pour l’islam d’Europe une période des « Lumières ». Ayaan Hirsi Ali se définit souvent comme un « Voltaire noire », par référence à l’écrivain français fustigeant le cléricalisme, tant chrétien que musulman.

C’est sous protection policière qu’elle a fait publier son livre Zoontjesfabriek, traduit en français sous le titre L’Insoumise, qui lui a valu de nombreuses menaces de mort à cause de ses critiques lucides des relations homme/femme dans la religion musulmane. En réclamant pour l’islam d’Europe « une période de Lumières », Ayaan Hirsi Ali lance un appel aux démocraties européennes, dont la vocation devraient être de garantir la liberté de vivre et de pensée des femmes, quelle que soit leur origine.

Parmi ses ouvrages parus en français, L’insoumise (2005-2006) et Ma vie rebelle (2006) témoignent avec force du combat d’une femme passionnément engagée en faveur d’une interaction effective entre les femmes issues de l’immigration, en particulier musulmane, et la société européenne.

Et à :

Madame Taslima Nasreen

010909dc944Née au Bengladesh en 1962, d’abord médecin gynécologue exerçant dans un hôpital public, puis écrivain, Taslima Nasreen est menacée par les fondamentalistes islamiques à la suite de la publication de son premier roman Lajja (La Honte), qui dénonce l’oppression dans laquelle vit la communauté indoue au Bengladesh. La qualité de son œuvre lui vaut d’être propulsée sur le devant de la scène littéraire progressiste au Bangladesh et en Inde.  Elle reçoit des prix prestigieux, parmi lesquels le Prix « Saharov pour la liberté de pensée », décerné par le Parlement européen en 1994, tandis que des fondamentalistes brûlent ses livres et réclament sa pendaison. Taslima Nasreen est obligée de s’exiler en Suède, puis à Berlin, Stockholm, New York, et enfin à Kolkata au Bengale, où elle tente d’obtenir la nationalité indienne. Sa vie ayant été mise à prix par un groupe islamiste indien, elle est actuellement protégée par le gouvernement indien. Ses livres traduits en français : La Honte (1994), Lieux et non lieux de l’imaginaire (1994), Femmes, manifestez-vous ! (1994), L’autre vie : poèmes (1995), Un retour : suivi de Scènes de mariage, récits (1995), l’Alternative, suivi de Un destin de femme : récits (1997), Enfance, au féminin (1998), Femmes : poèmes d’amour et de combat (2002), Vent et rafales, récit (2003), confirment le talent engagé et la détermination humaniste d’une femme pour laquelle la liberté reste, comme l’a écrit Simone de Beauvoir, la fin et le moyen toujours à conquérir ».

En reconnaissant et en récompensant l’audace et l’originalité de pensée dont témoignent l’œuvre et l’action d’Ayaan Hirsi Ali et de Taslima Nasreen, dans le combat pour la liberté de conscience et d’expression, le jury du Prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes entend contribuer à mobiliser la solidarité internationale, pour réaffirmer le droit des femmes, garantir la protection de celles qui luttent aujourd’hui au risque de leurs vies, et défendre à leurs côtés les idéaux d’égalité et de paix.

Source : Colloque Beauvoir 2008, Prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes http://2008beauvoir.blogspot.com/2008/01/prix-simone-de-beauvoir-pour-la-libert.html

Voir aussi sur notre site :

Mon point de vue sur l’islam, par Ayan Hirsi Ali

Le silence des musulmans « modérés », par Ayan Hirsi Ali

Ayaan Hirsi Ali commente « The Suicide of Reason » par Lee Harris

Menacée de mort par des islamistes, Taslima Nasrin retranche des parties de son autobiographie

Requis : une attitude différente de l’Inde et de tous les gouvernements infidèles

Une leçon de courage

Sylvia

Ayaan Hirsi Ali commente « The Suicide of Reason

Point de Bascule

Source : Blind Faiths, Traduction de l’article Blind Faiths, par Ayaan Hirsi Ali dans le New Yorks Times du 6 janvier 2008.

Lee Harris soutient que le fanatisme est le principe fondamental de l’Islam et que la vénération des occidentaux pour la raison en fait des proies faciles pour un prédateur sans pitié, malhonnête et agressif. Il anticipe la destruction de l’Occident par un lent « suicide » culturel. Il y a un côté urgent à son message qui cherche à confronter l’échec des leaders occidentaux à comprendre qu’ils sont en guerre contre un ennemi qui lutte selon la loi de la jungle. Ayaan Hirsi Ali n’est pas aussi pessimiste.

Plusieurs auteurs ont publié des livres sur la menace de l’Islam radical en Occident depuis cet infâme matin de septembre il y a six ans. Avec « The Suicide of Reason, » Lee Harris rejoint leurs rangs. Mais il se distingue en allant plus loin que la plupart de ses collègues : il considère la pire des possibilités — la destruction de l’Occident par l’Islam radical. Il y a un coté urgent à son écriture, un désir de secouer les dirigeants de l’Occident pour les réveiller, les mettre en face de leur échec à comprendre qu’ils sont en guerre avec un adversaire qui lutte selon la loi de la jungle.

Harris, l’auteur de « Civilization and Its Enemies : The Next Stage of History », consacre la plus grande partie de son livre à identifier et distinguer deux sortes de fanatisme. Le premier est le fanatisme islamique, un ennemi formidable dans la lutte pour la survivance culturelle. Selon Harris, ce fanatisme agit comme un « mécanisme de défense », en protégeant l’Islam des pressions d’un monde changeant et en lui permettant de se développer dans des territoires et des cultures où il était auparavant inconnu. Avec peu d’exceptions, Harris voit l’expansion Islamique comme permanente. Bien que ce point soit discutable, il essaie courageusement de démontrer que l’entrée de l’Islam dans une autre culture produit des changements à chaque niveau, de la politique à l’individu : « Partout où l’Islam s’est répandu, il y a eu une transformation totale et révolutionnaire dans la culture de ceux qui ont été conquis ou convertis. »

En décrivant la nature impérialiste de l’Islam, Harris suggère qu’il est différent des empires romains, britanniques et français. Il voit l’impérialisme Islamique comme une expansion résolue de la religion elle-même ; l’empire que l’Islam envisage est gouverné par Allah. Dans ce sens, l’idée de djihad est moins celle d’une lutte intérieure pour la paix et la justice mais plutôt une grande mission de conversion. On doit dire, pourtant que l’argument d’Harris est incomplet, puisqu’il n’adresse pas la propagation de Christianisme dans les empires romains, britanniques et français.

L’expansion de l’Islam est peut-être plus puissante que l’expansion des empires chrétiens (y compris Rome après Constantinople) parce que le concept de séparer le sacré du profane n’a jamais été acceptable dans l’Islam de la façon dont il l’a l’été dans le Christianisme. Les Romains, les Britanniques et les Français sont partis annexer de grandes parties du monde pour obtenir des gains terrestres ou matériels plutôt que pour la dominance spirituelle. Sous ces empires, on a permis au clergé de propager sa foi aussi longtemps qu’il n’a pas compromis les intérêts impériaux.

Harris continue en soutenant que le monde Musulman, puisqu’il est gouverné par la loi de la jungle, rend la survie du groupe fondamentale. Cela explique partiellement la volonté des Musulmans à devenir des martyrs pour le bien de la grande communauté, l’umma — des gens unis malgré les limites géographiques, les différences de cultures, d’héritages et de langues. Selon Harris, ce sens de la solidarité ne peut durer qu’avec l’arme du fanatisme, qui contraint chaque membre de l’umma à convertir les infidèles et menacer de mort ceux qui essaient quitter la religion. Ainsi, le but de la culture Musulmane, si différent de celui de l’Occident, est autant de préserver que de convertir et c’est ce qui lui permet de s’étendre à travers le globe.

Le deuxième fanatisme que Harris identifie est celui qui contamine les sociétés Occidentales ; il l’appelle le « fanatisme de la Raison ». La raison, dit-il, peut être fatale parce qu’elle aveugle les dirigeants Occidentaux quant à la vraie nature des cultures influencées par l’Islam. Les Occidentaux voient ces cultures simplement comme de différentes versions du monde qu’ils connaissent, avec des valeurs dominantes semblables à celles épousées par leur propre culture. Mais ceci, selon Harris, est une faute fatale. Cela implique que l’Occident se trompe dans son appréciation aussi bien de son histoire que de la vraie nature de son ennemi.

Cette erreur d’appréciation, nous dit Harris, n’est pas liée à une perspective politique particulière. Les libéraux et les conservateurs partagent pareillement cette misperception. Noam Chomsky et Paul Wolfowitz étaient d’accord, Harris écrit, quand ils disaient « on ne peut pas vraiment blâmer les terroristes, puisqu’ils sont simplement les victimes d’un mauvais système — pour Chomsky, l’impérialisme américain, pour Wolfowitz, les régimes corrompus et despotiques du Moyen-Orient. » C’est-à-dire que si la droite et la gauche ne sont pas d’accord sur les causes et les remèdes, elles négligent toutes les deux le fanatisme inhérent à l’Islam lui-même.

Suivant leur foi aveugle en la raison, ils interprètent le problème d’une façon qui leur est familière, pour trouver une solution qui colle avec leur doctrine de raison. Il en va de même pour des intellectuels proéminents tels que Samuel Huntington et Francis Fukuyama. Harris ne considère pas le fanatisme Islamique comme un déviance ou une folie qui affecte quelques Musulmans et en terrifie beaucoup. Il soutient plutôt que le fanatisme est le principe fondamental de l’Islam. « Les Musulmans sont, dès le premier âge, endoctrinés dans un code de honte qui demande un refus fanatique de tout ce qui menace de déstabiliser la suprématie de l’Islam, » écrit-il. Pendant les années durant lesquelles ce code de honte est inculqué aux enfants, le sens du collectif est mis en exergue au-dessus de l’individu et de ses libertés. Un bon Musulman doit renoncer à tout : ses biens, sa famille, ses enfants, même sa vie pour l’Islam. On apprend aux garçons en particulier à dominer et être implacable, ce qui a l’effet de créer une société de guerriers saints.

Par contraste, l’Occident a cultivé une philosophie d’individualisme, de raison et de tolérance et un système compliqué dans lequel chaque acteur, de l’individu à l’État nation, cherche à résoudre les conflits par les mots. Le système entier est construit sur l’idée de l’intérêt personnel. Cette philosophie rejette le fanatisme. Le mâle alpha est apaisé et élevé pour faire de dures études, trouver un bon emploi et planifier prudemment sa retraite : « pendant que nous en Amérique nous droguons nos garçons alpha avec de la Ritalin, » écrit Harris, « les Musulmans font tout pour encourager leurs garçons alpha à être résistants, agressifs et sans pitié. »

L’Occident a essayé de différentes manières de convertir, assimiler et séduire des Musulmans vers la modernité, mais, nous dit Harris, aucune de ces approches n’a réussi. Pendant ce temps, notre vénération pour la raison fait de nous des proies faciles pour un prédateur sans pitié, malhonnête et extrêmement agressif et contribue peut-être à un lent « suicide » culturel. Le livre de Harris est si intéressant qu’il est difficile de le poser et ses évaluations inquiétantes risquent d’empêcher le lecteur de dormir la nuit. Il a le mérite de soulever des questions sérieuses. Mais ses arguments ne sont pas entièrement solides.

Je ne suis pas d’accord, par exemple, que la façon de sauver la civilisation Occidentale de sa trajectoire de suicide est de remettre en question sa tradition de raison. En effet, malgré sa compréhension de l’augmentation du fanatisme en général et de sa manifestation Islamique en particulier, l’utilisation par Harris du terme « raison » est défectueuse.

Les Lumières, préoccupées autant par la liberté individuelle que par la nécessité d’un gouvernement laïc et limité, ont soutenu que la raison humaine est faillible. Ils ont compris que la raison est plus qu’une pensée juste rationnelle ; c’est aussi un processus d’essai et d’erreur, la capacité d’apprendre à partir des fautes passées. On ne peut pas complètement apprécier les Lumières sans avoir fortement conscience de la fragilité de la raison humaine. C’est pourquoi les concepts comme le doute et la réflexion sont centraux à n’importe quelle forme de prise de décision basée sur la raison.

Harris est pessimiste d’une façon que les penseurs des Lumieres ne l’étaient pas. Il a une vue darwinienne de la lutte entre les cultures qui s’affrontent, critiquant l’Occident pour une philosophie d’égoïsme et il suit Hegel en affirmant que quand l’intérêt de l’individu heurte celui de l’état, c’est l’état qui devrait prédominer. C’est pourquoi il attribue une telle force au fanatisme Islamique. La collectivité de l’umma met l’intérêt commun au-dessus de celui du croyant individuel. Chaque Musulman est un esclave, d’abord de Dieu, ensuite du califat. Bien que Harris n’approuve pas cette subversion extrême du moi, on sent une pointe d’admiration dans ses descriptions de la solidarité féroce de l’Islam, son adhérence à la tradition et la volonté des Musulmans de se sacrifier pour le plus grand bien.

En plus, Harris loue l’exceptionnalisme américain et Hegel comme s’il n’y avait aucune contradiction entre les deux. Mais ce qui rend l’Amérique unique, surtout par contraste avec l’Europe, est sa résistance à la philosophie de Hegel et son concept d’un esprit mondial unifiant. C’est l’individu qui importe le plus aux États-Unis. Et plus généralement, ce sont les individus qui font les cultures et qui les cassent. L’évolution sociale et culturelle a toujours compté sur les individus — pour réformer, persuader, cajoler ou forcer. La culture est formée selon l’accord collectif d’individus. En même temps, il est essentiel que nous ne tombions pas dans le piège qui supposerait que la tactique de survie d’individus vivant dans les sociétés tribales — comme le mensonge, l’hypocrisie, le secret, la violence, l’intimidation, et cetera — est dans l’intérêt de l’individu moderne ou de sa culture.

Je ne suis pas née en Occident. J’ai été élevée avec le code de l’Islam et dès la naissance j’ai été endoctrinée dans un façon de penser tribale. Pourtant j’ai changé, j’ai adopté les valeurs des Lumières et par conséquent je dois vivre en rejetant mon clan natal aussi bien que la tribu Islamique. Pourquoi l’ai-je fait ? Parce que dans une société tribale, la vie est cruelle et terrible. Et je ne suis pas seule. Les musulmans ont émigré en Occident en masse depuis des décennies maintenant. Ils sont à la recherche d’une meilleure vie. Pourtant leurs contraintes tribales et culturelles ont émigré avec eux. Et le multiculturalisme et le relativisme moral qui règnent en Occident s’en sont accommodés.

Harris est correct, je crois, quand il dit que beaucoup de dirigeants occidentaux ont de gros problèmes de compréhension au sujet du monde Islamique. Ils sont déplorablement mal informés et n’ont souvent pas la volonté d’affronter la nature tribale de l’Islam. Le problème n’est pourtant pas trop de raison, mais trop peu. Harris manque aussi d’adresser les ennemis de la raison en Occident : la religion et le mouvement Romantique. C’est par refus de la religion que les Lumières ont émergé ; le Romantisme était une révolte contre la raison.

Le mouvement Romantique et la religion organisée ont tous les deux contribués beaucoup aux arts et à la spiritualité de l’esprit Occidental, mais ils partagent une hostilité à la modernité. Le relativisme moral et culturel (et leur manifestation populaire, le multiculturalisme) sont les caractéristiques des Romantiques. Soutenir que la raison est la mère du désordre actuel dans lequel l’Ouest se trouve, c’est rater l’impact important que ce mouvement a eu, d’abord en Occident et peut-être encore plus profondément en dehors de l’Occident, particulièrement dans les pays Musulmans.

Ainsi, ce n’est pas la raison qui s’accommode et encourage la persistance de la ségrégation et du tribalisme dans les populations Musulmanes immigrées en Occident. C’est le Romantisme. Le multiculturalisme et le relativisme moral promeuvent une idéalisation de la vie de tribu et se sont montrés imperméables à la critique empirique. Les reproches que je fais aux dirigeants occidentaux sont différents de ceux de Harris. Je les vois gaspiller une belle opportunité de rivaliser avec les agents de l’Islam radical pour les esprits des Musulmans, surtout ceux qui vivent dans leurs frontières. Mais pour saisir cette opportunité, ils doivent permettre à la raison de prédominer sur le sentiment.

Arguer, comme Harris semble le faire, que les enfants, nés et élevés dans des cultures superstitieuses qui prisent le fanatisme et créent des phalanges de mâles alpha, sont condamnés — et condamnent les autres — à une existence gouvernée par la loi de la jungle, c’est ignorer les leçons du passé propre à l’Occident. Il y a eu des périodes où l’Occident était moins que noble, quand il s’est livré aux croisades, à l’Inquisition, quand il brûlait les sorcières et faisait des génocides. Beaucoup d’Occidentaux qui étaient nés dans la loi de la jungle, avec ses mâles alpha et femmes soumises, ont depuis découvert la culture de la Raison et l’ont adoptée. Ils sont même — et cela devrait sûrement soulager Harris d’un peu de son pessimisme — disposés à mourir pour cela, peut-être même avec le même fanatisme que les jihadists prêts à mourir pour leur tribu. Bref, bien que ce conflit soit incontestablement une lutte mortelle entre cultures, ce sont les individus qui en détermineront le résultat.

Sylvia

dinsdag 18 september 2007

"Aanslag in Brussel is kwestie van tijd"

Interview du journaliste hollandais Arthur Van Amerongen sur la chaine néerlandophone bruxelloise TvBrussel, à propos de son enquête dans les milieux marocains de Bruxelles.

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woensdag 17 januari 2007

Ayaan Hirsi Ali recevra le "Martin Luther King Heroes Award"

Source: Grioo.com

Ayaan_2Le CORE (Congress of Racial Equality) tiendra son 23ème congrès au cours duquel seront décernés quelques Awards le 15 janvier 2007 prochain à l’hôtel Hilton de New-York.

Cette année, c’est Ayaan Hirsi Ali qui recevra le « Martin Luther King Heroes Award ».

Née en Somalie, Ayaan Hirsi Ali a quitté récemment les Pays-Bas suite à une polémique concernant les conditions de son arrivée dans le pays qui l’avait adopté et rendu célèbre. Ex-député (de 2003 à 2006) Hirsi Ali a reçu de nombreuses récompenses pour son engagement en faveur des femmes et ses critiques d’un islam trop conservateur dans certains de ses aspects à son goût.

Elle avait participé à la réalisation du documentaire intitulé « soumission », sur l’oppression des femmes dans les cultures islamiques conservatrices. La diffusion du documentaire avait conduit à l’assassinat du réalisateur Théo Van Gogh par un extrêmiste islamiste, et conduit à une crise sans précédent aux Pays-Bas.

Les lecteurs européens du « Readers Digest » l’ont même désignée « femme de l’année 2006 en Europe. » En 2005, Fortune/Time Magazine l’avaient classé parmi les « 100 femmes les plus influentes » de la planète. Le parti libéral suédois lui avait décerné le « prix de la démocratie » pour son engagement en faveur des femmes, et l’année dernière, elle avait même figuré sur la shortlist pour le prix Nobel de la paix.

Elle s’est installée aux Etats-Unis où elle travaille pour « l’American Entreprise Institute », un « think-thank » qui s’intéresse à des sujets comme la politique économique, sociale, la politique étrangère et la défense.

Sylvia

zondag 19 november 2006

Des féministes musulmanes revendiquent la libre disposition de leur corps

Le Monde

Barceloneislam Pour Siham Drissi, Française d'origine marocaine, 28 ans, le combat féministe est l'avenir de l'islam. Les féministes musulmanes ne vont pas "descendre dans la rue pour brûler leurs soutiens-gorge", dit-elle, mais c'est bien la libre disposition de leur corps qu'elles ont réclamée lors du congrès qui a réuni à Barcelone, du 3 au 5 novembre, 400 membres de divers collectifs.

Un "féminisme islamique" ? On croit rêver. Certaines voix se faisaient entendre depuis longtemps sur les campus américains - Amina Wadud, Asma Barlas, Riffat Hassan -, mais elles restaient isolées. Devant l'augmentation des associations et sites féministes, en Malaisie, au Nigeria, au Pakistan, Abdennur Prado et Ndeye Andujar, deux Espagnols convertis, président et vice-présidente de la principale association islamique de Catalogne, ont voulu les réunir en congrès pour leur donner une "visibilité".

Pari réussi à Barcelone où un mouvement de libération de la femme musulmane vient de naître. Il rejette l'interprétation exclusivement masculine du Coran, servant de prétexte aux pires pratiques machistes et patriarcales. "Ce n'est pas qu'un problème de société islamique, ajoute Ndeye Andujar. Dans les minorités musulmanes d'Europe et d'Amérique, la question des femmes est aussi explosive."

Douloureux défilé de militantes venues du Sénégal, du Pakistan, d'Indonésie, d'Iran exprimer la détresse des femmes, codifiée dans la charia (loi islamique) et les codes locaux de la famille : maltraitance, mariage forcé, polygamie, discrimination dans l'accès au divorce et à l'héritage, etc. Codou Bop explique que 12 % seulement des femmes de son pays, le Sénégal (musulman à 95 %), pratiquent la contraception : "Ces femmes passent pour être immorales, alors que toutes les autres sont convaincues que l'islam est contre le contrôle des naissances. Le personnel soignant lui-même, avant de prescrire la pilule, demande l'avis de l'homme."

LEVER LES TABOUS

La religion, qui ne tolère pas de relations sexuelles hors mariage, ajoute son poids de culpabilité. Toutes les batailles en faveur de l'IVG se heurtent à la résistance des oulémas locaux et des chefs de famille. Les avortements clandestins tuent chaque année en Afrique 200 000 femmes.

Indonésienne, Lily Munir dénonce la polygamie qui règne à grande échelle dans son pays. Pour elle, c'est un crime contre l'esprit du Coran. Dans le contexte tribal de l'époque du Prophète, la limitation à quatre du nombre des épouses était un progrès. Aujourd'hui, la polygamie est une régression : "Aucun homme n'est capable de traiter quatre épouses avec la justice égale que réclame le Coran."

A son tour, l'Iranienne Nayereh Tohidi vient déplorer les impasses dans lesquelles se trouvent les luttes féministes dans son pays, freinées par le clan clérical et le gouvernement islamiste au pouvoir, dont la "rhétorique militaire et anti-occidentale" a pour effet de confiner les femmes dans leur marginalité.

Dans des contextes aussi variés, le féminisme musulman n'a pas de stratégie unique. Certaines sont modérées, d'autres plus provocatrices. Asra Nomani, Américaine d'origine indienne, veut lever tous les tabous : droit au libre choix d'un partenaire sexuel et d'un mari, droit aux relations sexuelles en dehors du mariage, droit à l'homosexualité, etc. Leur trait commun, c'est l'invitation faite à aux femmes de s'approprier le Coran et d'imposer une lecture "non sexiste" des textes. Elles luttent contre le verset 34 de la quatrième sourate qui prétend que l'homme a le droit de "battre" sa femme. Elles réclament le droit à une interprétation réformatrice des textes.

"Le Coran n'est pas un bloc. Il y a autant de lectures que de lecteurs", plaide Ndeye Andujar. Un autre congrès est prévu à New York sur le "leadership spirituel" des femmes, qui débouchera sur l'attribution de bourses permettant à certaines de se former pour devenir muftis et "pouvoir émettre des fatwas".

Ces féministes savent que le chemin sera long. Elles sont victimes de deux discours opposés - l'islam traditionnel et l'islamisme - qui, contre les droits des femmes, sont objectivement alliés. Il leur faut aussi compter avec les risques de récupération de leur lutte et se défendre contre le "paternalisme" des féministes occidentales. Mais les principales résistances viendront de l'intérieur de l'islam : des hommes bien sûr, mais aussi des femmes résignées, depuis tant de siècles, à la domination machiste et à la soumission.

Henri Tincq

vrijdag 3 november 2006

Le sermon assassin d'un imam de La Haye

Le Figaro

Les six islamistes jugés actuellement ont pu se radicaliser en écoutant les prêches d'un imam de La Haye

EST-CE le sermon d'un imam de La Haye qui a poussé Mohammed Bouyeri à poignarder le cinéaste Theo Van Gogh ? Deux ans après l'assassinat, le 2 novembre 2004, du réalisateur de Soumission, un film très critique sur le Coran, le procès de six islamistes liés à Bouyeri a permis de mettre en lumière le rôle de l'imam Fawaz, de la mosquée as-Sunnah de La Haye. Quelques semaines avant l'assassinat, dans un sermon dont on possède un enregistrement, l'imam, qualifiant Van Gogh de « salaud criminel », priait Allah de lui inculquer une maladie incurable. S'en prenant ensuite à Ayaan Hirsi Ali, cette ancienne parlementaire d'origine somalienne qui avait écrit le script du film, il demandait à Allah de la rendre aveugle, et de la punir d'un cancer de la langue et du cerveau.

Appelé à témoigner lors du procès de Bouyeri, en juillet 2005, Ruud Peters, un spécialiste de l'islam, n'avait cependant pas trouvé de preuve que l'imam « Fawaz avait eu un impact » sur Bouyeri. « Au contraire, a précisé l'expert, on sait que déjà un an avant l'assassinat, il s'est délibérément éloigné des mosquées considérées comme radicales. » Mais pour un autre universitaire, Hans Jansen, « c'est de l'incitation à la violence ». « Quiconque entendrait ce sermon, serait prêt à faire n'importe quoi pour la cause de l'Islam. »

L'enregistrement de ce sermon pourrait servir à prouver que les six islamistes jugés actuellement à Amsterdam se sont radicalisés en allant écouter les prêches de l'imam Fawaz. Ils sont accusés d'avoir fomenté des attaques terroristes contre des hommes politiques et des bâtiments gouvernementaux. Le principal inculpé, Samir Azzouz, 20 ans, avait enregistré un « testament vidéo », dans lequel il prévenait les Néerlandais : « Entre vous et moi, il n'y aura que le langage de l'épée, tant que vous ne laisserez pas les musulmans tranquilles. » Mais Azzouz a récusé les charges portées contre lui. « Je vois ce dossier comme le script d'un film, a-t-il déclaré lors d'une audience de procédure. Il vaudrait mieux l'envoyer à Hollywood. » Quant à l'imam Fawaz, il n'a pas été inquiété, mais a juste été prié de « modérer ses propos ».

woensdag 25 oktober 2006

Interview Ayaan Hirsi Ali sur Radio France

Interview Ayaan Hirsi Ali sur France Culture, Radio France

Aha_2 Le 2 novembre 2004, le cinéaste néerlandais Théo Van Gogh était assassiné dans les rues d’Amsterdam par un fondamentaliste musulman. Sur le cadavre, l’assassin laissait une lettre adressée à Ayaan Hirsi Ali, sa véritable cible. Le cinéaste et la députée néerlandaise avaient réalisé ensemble Submission, un film sur la place des femmes dans l’islam.

Ayaan Hirsi Ali est née en Somalie. Excisée, vouée à un mariage forcé, elle arrive aux Pays-Bas en 1992, où elle s’engage en politique pour défendre la cause des femmes musulmanes. Elle est élue députée en 2003. Le débat autour de sa nationalité néerlandaise, déclenché en mai 2006, la décide à s’exiler, une nouvelle fois, aux Etats-Unis. Aujourd’hui, elle travaille sur les relations entre l’islam et l’occident au sein d’un espace de réflexions (think tank) conservateur.
Engagée et courageuse, Ayaan Hirsi Ali publie Ma vie rebelle (Editions NiL), son autobiographie. Dans Les Matins aujourd’hui, elle raconte sa vie, son combat.

Ici l' emission en swf-format, environ une heute total:

Interview Ayaan Inleiding

Interview Ayaan Part 1

Interview Ayaan Part 2

Interview Ayaan Part 3

Interview Ayaan Part 4

Interview Ayaan Part 5

Interview Ayaan Part 6

Interview Ayaan Part 7

woensdag 5 juli 2006

Pays-Bas : M. Balkenende chargé de former un gouvernement

Pays-Bas : M. Balkenende chargé de former un gouvernement temporaire en vue de législatives anticipées

Le Monde | 05.07.06 | 17h11  •  Mis à jour le 05.07.06 | 17h11

Suivant la proposition de l'ancien premier ministre néerlandais Ruud Lubbers, la reine Beatrix a chargé M. Balkenende de former un gouvernement, mercredi 5 juillet. Le "cabinet s'occupera de l'organisation des élections le 22 novembre et proposera un budget 2007 complet", a déclaré M. Lubbers lors d'une conférence de presse télévisée.

La composition du futur gouvernement, alliant les chrétiens-démocrates (CDA) de M. Balkenende et le Parti libéral (VVD, droite), devrait peu différer du précédent. Il devrait avoir le soutien du Parlement, plusieurs petits partis ayant annoncé leur intention en ce sens, a indiqué M. Lubbers.

M. Balkenende avait présenté vendredi 30 juin la démission de sa coalition de centre droit suite à la crise politique née de "l'affaire Hirsi Ali". Hirsi Ali est une jeune femme d'origine somalienne, ex-députée néerlandaise, et qui se trouve maintenant aux Etats-Unis. Ayant menti à son arrivée aux Pays-Bas sur son statut de réfugiée, elle a été vivement critiquée par la ministre de l'immigration, la populiste Rita Verdonk, qui a même voulu lui retirer sa nationalité néerlandaise. Et c'est pour protester contre ces prises de position que deux ministres du parti centriste D66 (Parti des réformateurs) ont démissionné. Le deuxième gouvernement Balkenende a démissionné vendredi, après le retrait du soutien de ce petit parti.

UN GOUVERNEMENT POUR QUATRE MOIS

Selon une enquête menée au lendemain de la démission du gouvernement, si les législatives avaient lieu aujourd'hui, les socialistes du PVDA (Parti du travail) auraient 44 des 150 sièges de la chambre basse du Parlement, le CDA 38 (- 6), et le VVD 29 (+ 2). La droite néerlandaise paie notamment le prix des années d'austérité, et le PVDA reconnaissait lui-même que si les élections avaient eu lieu à la date prévue de mai 2007, l'amélioration continue de la situation économique aurait joué en sa défaveur.

Le nouveau gouvernement ne sera au pouvoir que quatre mois, mais c'est plus que ce qu'a duré le premier cabinet de Jan Peter Balkenende. L'alliance créée en juillet 2002 par le CDA, le VVD et la formation du leader populiste anti-immigration assassiné Pim Fortuyn (LPF) avait tenu trois mois, avant que les dissensions au sein de la LPF ne la fassent éclater.

vrijdag 30 juni 2006

Le gouvernement néerlandais annonce sa démission

Le Monde | 29.06.06 | 21h51  •  Mis à jour le 30.06.06 | 09h28

Le premier ministre néerlandais Jan Peter Balkenende a annoncé, jeudi 29 juin, la démission de la coalition gouvernementale de centre-droit. Elle avait été mise en minorité après une controverse suscitée par sa ministre de l'immigration Rita Verdonk autour de la naturalisation de l'ex-députée d'origine somalienne Ayaan Hirsi Ali, connue pour sa critique de l'islamisme. La démission officielle devrait être remise vendredi à la reine Beatrix, chef de l'Etat.

Si le gouvernement démissionne aujourd'hui, c'est parce que le parti centriste D66 a retiré son soutien à la coalition au pouvoir. Le plus petit parti de la coalition (trois portefeuilles sur 25) a changé de bord après une nuit de débats houleux consacrés à l'affaire Ayaan Hirsi Ali. D66 a demandé en vain que la controversée ministre de l'immigration et de l'intégration Rita Verdonk quitte son poste, et lancé une motion de censure qui n'a pas abouti.

MARCHE ARRIÈRE DE MME VERDONK

Mme Verdonk avait annoncé en mai que Ayaan Hirsi Ali, député connue pour ses prises de positions virulentes contre l'islam, religion dans laquelle elle a été élevée, ne pourrait conserver sa nationalité néerlandaise. Mme Hirsi Ali avait déclaré à la télévision avoir menti sur son identité véritable. Après des semaines de fortes pressions politiques, Mme Verdonk a viré de bord mardi, expliquant en substance que la députée avait menti en disant avoir menti. Et que cette dernière restait donc néerlandaise.

Entre temps, Ayaan Hirsi Ali, 36 ans, a remis son mandat de députée et annoncé son intention de s'installer aux Etats-Unis. Elle est connue hors des frontières depuis le meurtre de son ami Theo Van Gogh en novembre 2004 par un islamiste extrémiste. C'est elle qui avait écrit le scénario du film du réalisateur assassiné, Submission, consacré à la vie des femmes dans les sociétés islamistes. Depuis, Ayaan Hirsi Ali est menacée et vit sous protection policière.

Lire aussi: Crise politique aux Pays-bas

woensdag 28 juni 2006

La députée Ayaan Hirsi Ali retrouve sa nationalité néerlandaise

Le Monde | 28.06.06 | 15h33  •  Mis à jour le 28.06.06 | 15h33 - BRUXELLES CORRESPONDANT Jean-Pierre Stroobants

Députée au Parlement des Pays- Bas, Ayaan Hirsi Ali, d'origine somalienne, a récupéré, mardi 27 juin, sa nationalité et son passeport néerlandais. Elle en était privée, depuis le 15 mai, par décision de la ministre de l'immigration et de l'intégration, Rita Verdonk, pourtant membre de la même formation politique - le VVD, Parti populaire pour la liberté et la démocratie (libéral).

Verdonk, qui a une réputation de femme à poigne, avait pris cette mesure radicale après la diffusion d'un reportage dans lequel Mme Hirsi Ali était accusée d'avoir menti sur son nom et sa date de naissance lorsqu'elle avait formulé sa demande d'asile, en 1992.

A la suite de cette affaire, la ministre a échoué dans sa tentative de prendre la présidence du VVD. Faisant amende honorable, elle a admis, dans une lettre aux députés, que Mme Hirsi Ali avait, selon le droit coutumier somalien, le droit de porter le patronyme de son grand-père et pas celui de son père - Magan. Qu'elle ait triché sur sa date de naissance a été considéré comme mineur.

L'opposition écologiste a qualifié l'attitude du gouvernement d'"invraisemblable" et réclamé un débat d'urgence. "La ministre s'est attribuée à elle-même un énorme brevet d'incompétence", a estimé le chef du Parti travailliste, Wouters Bos.

La décision de lui rendre sa nationalité néerlandaise a été prise au plus haut niveau lors d'une réunion, lundi soir, des principaux ministres avec le chef du gouvernement, le chrétien démocrate Jan Peter Balkenende. Ce dernier s'était inquiété du tort que la décision de sa ministre avait causé à l'image des Pays-Bas.

Connue pour son combat en faveur des droits de la femme musulmane et contre les islamistes radicaux, qui lui a valu des difficultés avec certains dirigeants de la communauté musulmane aux Pays-Bas, Mme Hirsi Ali avait décidé, après la sanction qui la frappait, de s'installer à Washington, où elle a été embauchée par un centre d'études conservateur.

Hirsi Ali gardera la nationalité néerlandaise

pix
Liberation

AMSTERDAM - L'ancienne députée d'origine somalienne Ayaan Hirsi Ali, critique déclarée de l'islam radical, sera autorisée à conserver la nationalité néerlandaise bien qu'elle ait reconnu avoir menti pour obtenir le droit d'asile, confirme le gouvernement néerlandais.

Hirsi Ali a démissionné de sa fonction parlementaire en mai et avait exprimé l'intention de quitter le pays pour les Etats-Unis après avoir été informée par la ministre de l'Immigration, Rita Verdonk, qu'elle risquait de perdre sa citoyenneté.

Mais des membres du gouvernement ont décidé lundi soir qu'Hirsi Ali, dont le vrai nom est Hirsi Magan, ne devait pas être privée de la nationalité néerlandaise. Verdonk a confirmé mardi devant les députés que Hirsi Ali pourrait conserver la nationalité néerlandaise.

Hirsi Ali a reconnu qu'elle avait menti sur son pays d'origine, son identité et sa date de naissance à son arrivée aux Pays-Bas en 1992.

Hirsi Ali était entrée dans la clandestinité en 2004 après l'assassinat par un activiste islamique du réalisateur Theo van Gogh, auteur d'un film dont elle était scénariste et qui accusait l'islam d'opprimer les femmes.

Elle était revenue au parlement quelques mois plus tard en restant placée sous forte protection.

woensdag 17 mei 2006

La descente aux enfers de 'sainte Ayaan'

La député d'origine somalienne renonce à son siège de députée aux Pays-Bas.

par Sabine CESSOU mercredi 17 mai 2006

La Haye de notre correspondante

Menteuse ou victime ?

Visiblement émue, la députée néerlandaise d'origine somalienne a renoncé hier devant la presse à son mandat au Parlement.

En quelques jours, la trajectoire flamboyante d'Ayaan Hirsi Ali, 36 ans, a tourné à la chute vertigineuse. Arrivée en 1992 aux Pays-Bas en tant que simple réfugiée, elle s'est forgée en moins de dix ans une destinée d'héroïne internationale, critique de l'islam. Attaquée de toutes parts, menacée de mort par les islamistes, contrainte à déménager par des voisins apeurés qui ont eu recours à la justice, accusée de mensonges et sommée de renoncer à sa nationalité néerlandaise, elle a jeté l'éponge, hier, secouée mais toujours prête à défendre sa «liberté».

Controverses.

Sainte Ayaan, un documentaire critique produit par NPS, la télévision nationale, diffusé le 11 mai, s'est ajouté à une longue série de controverses autour d'un personnage éminemment contesté. Accusée par cette émission d'avoir menti sur son nom, sa date de naissance, son statut réel ainsi que sur son mariage forcé, elle s'est défendue hier, grave et tendue.

«J'ai dit à de nombreuses reprises que je ne suis pas fière d'avoir menti lorsque j'ai demandé l'asile aux Pays-Bas. J'ai eu tort de le faire. Je l'ai fait parce que je sentais que je n'avais pas le choix.»

Alors que dans Sainte Ayaan, son frère, sa mère et son ex-mari affirment qu'elle s'est mariée de son plein gré avec un Somalien installé au Canada, elle a maintenu le contraire.

«J'avais peur d'être renvoyée à ma famille si je déclarais simplement fuir un mariage forcé.» Dès l'automne 2005, a-t-elle révélé, elle a informé son parti de son intention de quitter un pays épris de consensus, où son langage direct a souvent choqué. Sans confirmer son embauche par American Enterprise Institute (AEI), un think tank conservateur basé à Washington, elle dit avoir «opté pour une plate-forme internationale» afin de «contribuer au débat sur l'émancipation des femmes musulmanes et la relation complexe entre l'islam et l'Occident».

Sanction.

L'affaire Hirsi Ali a pris les proportions d'une véritable crise politique aux Pays-Bas. Jan Peter Balkenende, le Premier ministre, a lui-même volé à la rescousse d'une femme décrite par ses camarades du parti libéral VVD comme un «animal blessé». Surpris par la rapidité avec laquelle Rita Verdonk, la ministre de l'Intégration, a remis le 15 mai en question la citoyenneté d'Ayaan Hirsi Ali, sa collègue de parti, le chef du gouvernement a affirmé qu'il «ne l'abandonnerait pas». Un débat urgent au Parlement s'est tenu hier soir, à la demande de Femke Halsema, la présidente du parti écologiste Groenlinks. Derniers adeptes du multiculturalisme tant décrié par Ayaan Hirsi Ali, les Verts demandent à Rita Verdonk de revenir sur sa «sanction très dure».

Du coup, la ministre de l'Intégration, qui brigue la présidence du VVD et le poste de Premier ministre en 2007, s'est retrouvée sur la défensive. Rita Verdonk a rappelé son «immense respect» pour Ayaan Hirsi Ali, avec laquelle elle a eu des contacts étroits après le meurtre du cinéaste Theo Van Gogh, le 2 novembre 2004, par un jeune islamiste néerlandais. Elle n'en a pas moins révélé qu'une enquête avait déjà été menée en 2002 par les services de l'immigration sur le trajet exact d'Ayaan Hirsi Ali avant son arrivée aux Pays-Bas. Alors qu'elle prétendait arriver de Somalie, elle venait en fait du Kenya, où elle avait déjà le statut de réfugiée. L'enquête n'avait pas abouti à cause de la prescription prévue par la loi : douze ans s'étaient écoulés depuis ses premiers mensonges.

«Disproportionnée».

La tourmente passée, Ayaan Hirsi Ali pourrait bien ressortir grandie d'une sanction qu'elle n'est pas la seule à trouver «disproportionnée». Sans attendre que Rita Verdonk lui demande de rendre son passeport néerlandais, elle aurait l'intention d'accélérer son départ pour les Etats-Unis. «Je vais quitter les Pays-Bas triste mais soulagée, a-t-elle annoncé hier. Je vais faire mes valises et avancer.»

dinsdag 16 mei 2006

Ayaan Hirsi Ali en partance pour les Etats-Unis

Pays-Bas : Ayaan Hirsi Ali en partance pour les Etats-Unis

Accusée d'avoir menti pour obtenir la nationalité néerlandaise, la député d'origine somalienne, devenue le symbole de la lutte contre l'islam radical aux Pays-Bas, devrait annoncer son départ Outre-Atlantique.

LIBERATION.FR : mardi 16 mai 2006 - 13:35 - par Sabine Cessou

Amsterdam, de notre correspondante

"Sainte Ayaan", le documentaire sur la vie de Ayaan Hirsi Ali produit par la télévision nationale et diffusé le 11 mai, a débouché sur une feuilleton politique inattendu. Après les révélations faites par cette émission sur les mensonges de cette députée d'origine somalienne pour obtenir l'asile politique aux Pays Bas, Rita Verdonk, la ministre de l'Intégration, a remis lundi soir en question la nationalité néerlandaise de sa camarade du Parti de la liberté et de la démocratie (VVD, conservateur). Elle lui a téléphoné pour lui indiquer les conclusions d'une enquête préliminaire lancée le 13 mai : elle pourrait bien n'avoir jamais été naturalisée, dans la mesure où elle a menti sur son nom, son âge et son lieu de résidence, en 1992, à son arrivée aux Pays-Bas.

Devenue aux Pays Bas une icône de la lutte contre l'islam radical, Ayaan Hirsi Ali a six semaines pour se défendre devant la justice. Elle pourrait toutefois choisir de prendre la tangente. Selon un entretien publié mardi dans le New York Times, elle aurait décidé d'abandonner son siège parlementaire et de partir aux Etats Unis. Une décision qu'elle devait annoncer lors d'une conférence de presse.

L'extrême fermeté de Rita Verdonk a étonné jusque dans les rangs du VVD. Une réunion d'urgence du leadership des conservateurs s'est tenue lundi après-midi, au cours de laquelle il avait été demandé à Rita Verdonk de temporiser. Sa détermination pourrait bien jouer contre elle, dans la lutte qui l'oppose à Mark Rutte pour la présidence du parti. «Je suis furieux contre Rita Verdonk et son empressement, a réagi ce matin le député conservateur Bibi de Vries, dans les colonnes du quotidien De Volkskrant. Si quelque chose arrive à Hirsi Ali, les responsables du VVD auront du sang sur les mains».

Beaucoup, cependant, se disent indifférents quant à l'avenir de cette proche de Theo van Gogh, cinéaste assassiné le 2 novembre 2004 par un islamiste morocco-néerlandais. «Son départ ne sera pas une grande perte», estime Hans Wiegel, ancien président du VVD. Le Groupe de contact entre musulmans et gouvernement (CMO), lui, s'en réjouit ouvertement. «Les critiques incessantes d'Ayaan Hirsi Ali contre l'islam ont fait beaucoup de dégâts», affirme Jasr Noemman, son secrétaire.

La députée néerlandaise Hirsi Ali dénigrée

La députée néerlandaise Hirsi Ali, dénigrée, s'exile aux Etats-Unis

LE MONDE | 16.05.06 | 13h54 - Mis à jour le 16.05.06 | 13h54

Championne de la lutte pour l'émancipation des femmes musulmanes, la députée néerlandaise Ayaan Hirsi Ali, 36 ans, d'origine somalienne, a fait sensation aux Pays-Bas, lundi 15 mai, en annonçant son retrait de la vie publique et son départ pour les Etats-Unis. Elle y intégrera un centre d'études conservateur, l'American Enterprise institute.

Mme Ali, qui venait de Somalie avec son père, fuyant la guerre civile, avait obtenu le droit d'asile aux Pays-Bas en 1992. Femme de ménage, postière, étudiante en sciences politiques, Ayaan Hirsi Ali avait rejoint les libéraux du VVD, dont elle est devenue députée en 2002. Proche du cinéaste Van Gogh assassiné par un extrémiste islamique, elle a vivement dénoncé les abus subis par les femmes au nom de la religion musulmane. Menacée de mort, elle était protégée en permanence. Mais elle gênait.

Elle a décidé de se retirer de la vie politique après une campagne contre elle déclenchée par une émission de télévision dans laquelle elle était accusée d'avoir menti sur son itinéraire pour s'installer aux Pays-Bas. Le reportage, s'appuyant sur le témoignage - rémunéré - d'un frère, a contesté sa version des menaces de crime d'honneur dont elle aurait été victime en refusant un mariage forcé. La députée avait reconnu au fil des ans, auprès de membres de son parti et de journalistes, qu'elle avait pris quelques libertés avec son parcours pour obtenir l'asile.

Nasr Joemman, secrétaire du comité chargé des contacts entre les musulmans et l'Etat, s'est réjoui de ce départ "qui permettra de poursuivre la construction d'une société harmonieuse". Rita Verdonk, la ministre de l'immigration, membre du parti libéral, a mis en cause la légitimité de la naturalisation de Mme Ali, dont d'autres responsables réclamaient la démission. "Cela en dit beaucoup sur l'état du pays : irritable et provincial", a jugé Jozias van Aartzen, l'ex-président du VVD.

Jean-Pierre Stroobants
Article paru dans l'édition du 17.05.06

Pays-Bas : Ayaan Hirsi Ali, usurpatrice d'asile ?

La députée d'origine somalienne aurait menti pour obtenir la nationalité néerlandaise.

Liberation - par Nathalie DUBOIS et Sabine CESSOU
QUOTIDIEN : mardi 16 mai 2006

(à Amsterdam)

Icône de la lutte contre l'islam radical, Ayaan Hirsi Ali, la députée néerlandaise d'origine somalienne fait aujourd'hui figure d'usurpatrice dans son pays d'adoption. Le scandale a éclaté jeudi avec un documentaire de la télé néerlandaise, où Hirsi Ali avouait avoir menti pour obtenir le droit d'asile en 1992, prétendant arriver de Somalie, en proie à la guerre civile, alors que sa famille vivait depuis dix ans au Kenya. Outre qu'elle aurait aussi menti sur son âge et son identité, elle n'aurait pas non plus été victime d'un mariage forcé, selon des témoignages de proches. Des fausses déclarations qui pourraient lui valoir d'être expulsée et déchue de la nationalité néerlandaise qu'elle a obtenue en 1997...

Exil. Face au tollé, Hirsi Ali devrait annoncer aujourd'hui qu'elle renonce à son siège de députée pour s'exiler aux Etats-Unis. Selon le journal Volkskrant, elle a été recrutée par l'American Enterprise Institute (AEI) à Washington, un groupe de pression conservateur, proche de George Bush.

Au sein du parti libéral VVD, où les excès de langage de cette étrangère au sérail en avaient dérangé plus d'un, certains n'ont pas été longs à la lâcher. Hirsi Ali doit démissionner, a réclamé dimanche un haut responsable du parti, Hans Dijkstal. Quant à la ministre de l'Immigration, Rita Verdonk, qui avait d'abord minimisé l'affaire, elle a ordonné l'ouverture d'une enquête, après les cris poussés tant par l'extrême droite que par des associations de défense des droits des immigrés, rappelant que des étrangers perdent tous les jours leur nationalité pour moins que cela. En pleine conquête de la présidence du VVD, la ministre ne veut pas commettre de faux pas. Réputée pour sa fermeté, elle a ordonné l'expulsion, le 28 avril, d'une jeune Kosovare, Taida Pasic, accusée d'avoir menti pour venir passer son bac aux Pays-Bas.

Oppression. Placée depuis trois ans sous protection policière rapprochée, Hirsi Ali est devenue une célébrité mondiale après l'assassinat, en 2004, du cinéaste Theo Van Gogh, qui avait adapté son scénario Soumission dénonçant l'oppression des musulmanes.

Sur le même thème :
La passion Van Gogh agite les Pays-Bas

woensdag 3 mei 2006

3-5: Les déboires d'une députée anti-islamiste

La députée néerlandaise Ayaan Hirsi Ali lors d'un interview, le 26 avril 2006.

Aux Pays-Bas, les déboires d'une députée anti-islamiste
LE MONDE | 02.05.06 | 14h54 - Mis à jour le 02.05.06 | 14h54

Ayaan Hirsi Ali, une députée néerlandaise plusieurs fois menacée de mort par des islamistes radicaux et placée constamment sous protection, risque d'être prochainement expulsée de son logement à La Haye. Une cour d'appel a, jeudi 27 avril, donné raison aux voisins de l'élue libérale. Les plaignants affirment que la présence de la jeune femme et de ses gardes du corps est susceptible d'entraîner un attentat dans leur immeuble, que la valeur de leur habitation s'en trouve réduite et que les contrôles menacent leur vie privée.

La Cour a jugé que la convention européenne des droits de l'homme, notamment, garantissait aux habitants le calme et l'intégrité de leur domicile. La députée a jugé "terrible" ce jugement, qui pourrait entraîner son expulsion. Connue pour avoir réalisé avec le cinéaste Theo Van Gogh, assassiné par un islamiste en 2004, le film Submission, qui dénonçait la condition des femmes musulmanes, Mme Hirsi Ali, d'origine somalienne, est devenue l'une des figures-clés de la politique néerlandaise.

Ex-porte parole du Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD) pour les questions d'intégration, la députée fut clairement désignée par l'assassin de M. Van Gogh comme une autre cible. D'autres radicaux, ainsi qu'un groupe de rap, évoquèrent publiquement son assassinat.

Plusieurs responsables politiques néerlandais sont protégés en permanence. La situation de certains, dont le député populiste Geert Wilders, pourrait se trouver compliquée par cette décision, qui signifie apparemment que des élus devraient désormais être logés dans des casernes. Le ministre de la justice, Piet-Hein Donner, a annoncé un pourvoi en cassation ainsi que l'éventuel dépôt d'une loi permettant à des personnes protégées de vivre dans des conditions normales.

Le Monde
Jean-Pierre STroobants (Bruxelles, correspondant)
Article paru dans l'édition du 03.05.06

Ayaan Hirsi Ali obligée de quitter son appartement

Terrorisme intellectuel International

France Echos - lundi 1er mai 2006

Ayaan Hirsi Ali obligée de quitter son propre appartement !

Ayaan Hirsi Ali, l'extraordinaire et courageuse femme politique Hollandaise (d'origine somalienne) qui comme nous, lutte contre les barbares soumis allah-poubelle va devoir quitter son lieu de résidence sur ordre d'un tribunal !

Les voisins de la jeune députée, ces lâches, ont réussi à obtenir cet ODIEUX jugement sous prétexte qu'ils ne se sentaient plus en sécurité à cause de sa présence !

Cette dernière doit déjà vivre en permanence sous stricte protection policière suite aux très sérieuses menaces de mort dont elle est l'objet depuis qu'elle a pris fait et cause contre l'idéologie islamique des meurtriers qui ont déjà réussi à assassiner son ami, le producteur Théo van Gogh !

C'est en effet suite à son film "Soumission", dans lequel Ayaan Hirsi Ali jouait, dénonçant les horribles maltraitances que l'islam réserve aux femmes, que Théo van Gogh s'est fait tuer. L'assassin, Mohammed Bouyeri, a abattu Théo au revolver puis il l'a presque décapité et pour finir il lui a planté un couteau dans la poitrine y accrochant une lettre de menaces contre Ayaan Hirsi Ali et les infidèles que nous sommes. Précisons que tout ceci c'est passé en pleine rue, en plein jour et en pleine ville d'Amsterdam !

Messieurs les SALAUDS de juges et les politiciens pourris, c'est vous et l'égoïsme incroyable dont font preuve les voisins de cette véritable héroïne qui me glace le sang ! J'ai maintenant HONTE d'être Néerlandais ! Ce sont toutes les autorités hollandaises, les juges ainsi que leur familles, en tous cas celles et ceux responsables de cette affaire et de la venue de centaines de milliers musulmans dans notre pays, qui devraient être privées de leur logement.

Messieurs les SALAUDS de juges et les politiciens pourris, c'est à cause de votre incompétence à nous protéger des barbares que vous avez importé, que vous aimez tant et que vous protégez contre toute logique que LE PEUPLE a, à juste titre, peur de se promener dans la rue ! Et vous ne trouvez rien de mieux que d'accabler ceux qui prennent notre défense ! Bande de lâches ! Bande de *** ** ***** (censuré) ...

Voici encore une pièce à ajouter au très épais dossier consignant les preuves de l'extrême danger que constitue la présence musulmane dans nos contrées ! Non seulement ces déchets de l'humanité tuent en pleine rue mais ceux qui sont censés nous protéger, les autorités et la justice, se retournent contre leur propres concitoyens et leur font subir ce qu'ils n'osent pas faire aux mosquées, là où les appels à la violence sont pourtant distillés à longueur de séance de "culs en l'air".

Musulmans d'Europe, PARTEZ MAINTENANT ! Fichez le camp avec vos cliques et vos claques pendant qu'il est encore temps car le jour où le peuple Judéo-Chrétien d'Europe se soulèvera et se vengera des méfaits de votre présence sur notre sol il ne faudra pas compter sur nous pour vous assurer votre sécurité ! Soyez certains que la raclée que Charles Martel vous a mise en son temps ne sera qu'une petite gifle comparativement à l'énorme coup de pied au cul que vous allez très bientôt prendre !

Non Ayaan Hirsi Ali, non Geert Wilders, non citoyens Européens d'origine ou bien intégrés, nous on ne vous laissera pas tomber, c'est juré !

Oui je suis Hollandais ! Mais maintenant je suis un Hollandais en colère contre mon propre pays !

Batavian.Warrior
un Néerlandais qui à honte de son pays.

maandag 24 april 2006

Mutilation génitale féminine

"Mutilation génitale féminine au Kurdistan irakien"

Présentation pour la:

1ère Journée Humanitaire sur la Santé des Femmes dans le Monde
organisé par les Gynécologie sans Frontières
Paris, 8. Mars 2006
Presenté par :
Sandra Strobel and Thomas v. der Osten-Sacken, Wadi e. V.

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dinsdag 14 maart 2006

14-3: Banlieues : le feu est-il éteint ?

Quatre mois après les incidents qui ont enflammé les banlieues françaises, Complément d'enquête propose un numéro spécial.

Aulnay sous bois, Clichy, Sevran : nos équipes sont retournées sur les lieux et ont suivi pendant plusieurs semaines les acteurs et les témoins de ces violences.

Après la ruée médiatique, quel bilan tirer aujourd'hui de ces évènements ? Où en sont les enquêtes sur les morts de Clichy ou de Stains ? Chômage, insécurité : pourquoi les élus sont-ils toujours aussi démunis malgré les promesses du gouvernement ? Que vivent vraiment aujourd'hui les habitants de ces cités ?

Lire aussi..

zaterdag 11 maart 2006

Slobodan Milosevic est mort

SLOBODAN MILOSEVIC TROUVE MORT DANS SA CELLULE AU CENTRE DE DETENTION

Aujourd'hui, samedi 11 mars 2006, Slobodan Milosevic a été découvert sans vie dans son lit dans sa cellule au Centre de Détention à Scheveningen.

Le gardien a immédiatement alerté l'Officier en charge ainsi que le Médecin-en-Chef. Ce dernier a confirmé que Slobodan Milosevic était décédé.

Les autorités de police et médico-légales néerlandaises ont été appelées et ont ouvert une enquête. Une autopsie et un examen toxicologique ont été ordonnés. Conformément à son pouvoir au terme du Statut du Tribunal et des règles de détention, le Président du Tribunal, le Juge Fausto Pocar, a ordonné une enquête exhaustive.

La famille de Slobodan Milosevic a été informée.

www.un.org

woensdag 1 maart 2006

1-3: Les barbus le rasent

Messaoud Bouras, 41 ans. Issu d'une famille musulmane de Roubaix, il a renié sa religion et divorcé «pour cause d'intolérance». Il dénonce le lobbyisme de l'islam.

par Judith PERRIGNON, mercredi 01 mars 2006

Par les temps qui courent, il serait presque soulagé. Qu'enfin ça pète, que la figure du Prophète dessine le visage intolérant de l'islam, que les Arabes et les juifs se haïssent à découvert, que la République française n'ait d'autres choix que de reconnaître son échec. Ainsi, il se sent moins seul, avec son histoire et ses désillusions. La preuve, après enquête et recoupements, le voilà dans le journal.

Messaoud Bouras a apostasié l'islam, le Prophète, et le temps passant, tous ses adeptes. Il n'a pas vu ses enfants depuis deux ans. Ils vivent à Roubaix, là où il naquit, grandit et milita. Il n'y met plus les pieds. «Mon divorce a pour origine l'intolérance religieuse.» Il est au chômage. Il a les joues creuses, les yeux brillants chapeautés d'épais sourcils, des mots gonflés par la douleur, parfois tentés par la provocation. Il respire les combats perdus. Et s'il écrit un jour son histoire, il l'appellera : les Musulmans m'ont tué.

Lire la suite: Les barbus le rasent...
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maandag 20 februari 2006

20-2: Ayaan dans l'émission

Critiquer l'Islam peut coûter très cher : le réalisateur hollandais Théo Van Gogh l'a payé de sa vie. Et sur la liste de son assassin, Mohamed B., figurent d'autres condamnés à mort. Notamment la députée d'origine somalienne Ayaan Hirsi Ali dont certains groupes intégristes veulent la peau. Elle vit donc entourée de gardes du corps comme plusieurs autres personnalités néerlandaises qui sont la cible des fondamentalistes. Reportage en Hollande, jadis royaume de la tolérance devenu épicentre des tensions entre musulmans et défenseurs de la laïcité.

Présentation de l'émission

La liste de Mohamed B. / Défigurés, dévisagés (59:03 min.)
16 février 2006

La liste de Mohamed B. (27:39 min.)
16 février 2006

Défigurés, dévisagés (30:34 min.)
16 février 2006

woensdag 15 februari 2006

15-2: Je suis une dissidente de l'islam

par Ayaan Hirsi Ali

LE MONDE | 15.02.06

Je suis ici pour défendre le droit d'offenser. J'ai la conviction que cette entreprise vulnérable qu'on appelle démocratie ne peut exister sans libre expression, en particulier dans les médias. Les journalistes ne doivent pas renoncer à l'obligation de parler librement, ce dont sont privés les hommes des autres continents.

Mon opinion est que le Jyllands Posten a eu raison de publier les caricatures de Mahomet et que d'autres journaux en Europe ont bien fait de les republier.

Permettez-moi de reprendre l'historique de cette affaire. L'auteur d'un livre pour enfants sur le prophète Mahomet n'arrivait pas à trouver d'illustrateur. Il a déclaré que les dessinateurs se censuraient par peur de subir des violences de la part de musulmans, pour qui il est interdit à quiconque, où que ce soit, de représenter le Prophète. Le Jyllands Posten a décidé d'enquêter sur le sujet, estimant - à juste titre - qu'une telle autocensure était porteuse de lourdes conséquences pour la démocratie. C'était leur devoir de journalistes de solliciter et de publier des dessins du prophète Mahomet.

Honte aux journaux et aux chaînes de télévision qui n'ont pas eu le courage de montrer à leur public ce qui était en cause dans "l'affaire des caricatures" ! Ces intellectuels qui vivent grâce à la liberté d'expression, mais acceptent la censure, cachent leur médiocrité d'esprit sous des termes grandiloquents comme "responsabilité" ou "sensibilité".

Honte à ces hommes politiques qui ont déclaré qu'avoir publié et republié ces dessins était "inutile", que c'était "mal", que c'était "un manque de respect" ou de "sensibilité" ! Mon opinion est que le premier ministre du Danemark, Anders Fogh Rasmussen, a bien agi quand il a refusé de rencontrer les représentants de régimes tyranniques qui exigeaient de lui qu'il limite les pouvoirs de la presse. Aujourd'hui, nous devrions le soutenir moralement et matériellement. Il est un exemple pour tous les dirigeants européens. J'aimerais que mon premier ministre ait autant de cran que Rasmussen.

Honte à ces entreprises européennes du Moyen-Orient qui ont mis des affiches disant "Nous ne sommes pas danois", "Ici on ne vend pas de produits danois" ! C'est de la lâcheté. Les chocolats Nestlé n'auront plus le même goût après ça, vous ne trouvez pas ? Les Etats membres de l'Union européenne devraient indemniser les sociétés danoises pour les pertes qu'elles ont subies à cause des boycottages.

La liberté se paie cher. On peut bien dépenser quelques millions d'euros pour la défendre. Si nos gouvernements ne viennent pas en aide à nos amis scandinaves, alors j'espère que les citoyens organiseront des collectes de dons en faveur des entreprises danoises.

Nous avons été submergés sous un flot d'opinions nous expliquant que les caricatures étaient mauvaises et de mauvais goût. Il en ressortait que ces dessins n'avaient apporté que violence et discorde. Beaucoup se sont demandé tout haut quel avantage il y avait à les publier.

Eh bien, leur publication a permis de confirmer qu'il existe un sentiment de peur parmi les écrivains, les cinéastes, les dessinateurs et les journalistes qui souhaitent décrire, analyser ou critiquer les aspects intolérants de l'islam à travers l'Europe.

Cette publication a aussi révélé la présence d'une importante minorité en Europe qui ne comprend pas ou n'est pas prête à accepter les règles de la démocratie libérale. Ces personnes - dont la plupart sont des citoyens européens - ont fait campagne en faveur de la censure, des boycottages, de la violence et de nouvelles lois interdisant l'"islamophobie".

Ces dessins ont montré au grand jour qu'il y a des pays qui n'hésitent pas à violer l'immunité diplomatique pour des raisons d'opportunité politique. On a vu des gouvernements malfaisants, comme celui d'Arabie saoudite, organiser des mouvements "populaires" de boycottage du lait ou des yaourts danois, alors qu'ils écraseraient sans pitié tout mouvement populaire qui réclamerait le droit de vote.

Je suis ici aujourd'hui pour réclamer le droit d'offenser dans les limites de la loi. Vous vous demandez peut-être : pourquoi à Berlin ? Et pourquoi moi ?

Berlin est un lieu important dans l'histoire des luttes idéologiques autour de la liberté. C'est la ville où un mur enfermait les gens à l'intérieur de l'Etat communiste. C'est la ville où se concentrait la bataille pour les esprits et les coeurs. Ceux qui défendaient une société ouverte enseignaient les défauts du communisme. Mais l'oeuvre de Marx était discutée à l'université, dans les rubriques opinions des journaux et dans les écoles. Les dissidents qui avaient réussi à s'échapper pouvaient écrire, faire des films, dessiner, employer toute leur créativité pour persuader les gens de l'Ouest que le communisme n'était pas le paradis sur Terre.

Malgré l'autocensure de beaucoup en Occident, qui idéalisaient et défendaient le communisme, malgré la censure brutale imposée à l'Est, cette bataille a été gagnée.

Aujourd'hui, les sociétés libres sont menacées par l'islamisme, qui se réfère à un homme nommé Muhammad Abdullah (Mahomet) ayant vécu au VIIe siècle et considéré comme un prophète. La plupart des musulmans sont des gens pacifiques ; tous ne sont pas des fanatiques. Ils ont parfaitement le droit d'être fidèles à leurs convictions. Mais, au sein de l'islam, il existe un mouvement islamiste pur et dur qui rejette les libertés démocratiques et fait tout pour les détruire. Ces islamistes cherchent à convaincre les autres musulmans que leur façon de vivre est la meilleure. Mais quand ceux qui s'opposent à l'islamisme dénoncent les aspects fallacieux des enseignements de Mahomet, on les accuse d'être offensants, blasphématoires, irresponsables - voire islamophobes ou racistes.

Ce n'est pas une question de race, de couleur ou de tradition. C'est un conflit d'idées qui transcende les frontières et les races.

Pourquoi moi ? Je suis une dissidente, comme ceux de la partie est de cette ville qui passaient à l'Ouest. Moi aussi je suis passée à l'Ouest. Je suis née en Somalie et j'ai passé ma jeunesse en Arabie saoudite et au Kenya. J'ai été fidèle aux règles édictées par le prophète Mahomet. Comme les milliers de personnes qui ont manifesté contre les caricatures danoises, j'ai longtemps cru que Mahomet était parfait - qu'il était la seule source du bien, le seul critère permettant de distinguer entre le bien et le mal. En 1989, quand Khomeiny a lancé un appel à tuer Salman Rushdie pour avoir insulté Mahomet, je pensais qu'il avait raison. Je ne le pense plus.

Je pense que le Prophète a eu tort de se placer, lui et ses idées, au-dessus de toute pensée critique.

Je pense que le prophète Mahomet a eu tort de subordonner les femmes aux hommes.

Je pense que le prophète Mahomet a eu tort de décréter qu'il fallait assassiner les homosexuels.

Je pense que le prophète Mahomet a eu tort de dire qu'il fallait tuer les apostats.

Il avait tort de dire que les adultères doivent être fouettés et lapidés, et que les voleurs doivent avoir les mains coupées.

Il avait tort de dire que ceux qui meurent pour la cause d'Allah iront au paradis.

Il avait tort de prétendre qu'une société juste pouvait être bâtie sur ses idées.

Le Prophète faisait et disait de bonnes choses. Il encourageait la charité envers les autres. Mais je soutiens qu'il était aussi irrespectueux et insensible envers ceux qui n'étaient pas d'accord avec lui.

Je pense qu'il est bon de faire des dessins critiques et des films sur Mahomet. Il est nécessaire d'écrire des livres sur lui. Et tout cela pour la simple éducation des citoyens.

Je ne cherche pas à offenser le sentiment religieux, mais je ne peux me soumettre à la tyrannie. Exiger que les hommes et les femmes qui n'acceptent pas l'enseignement du Prophète s'abstiennent de le dessiner, ce n'est pas une demande de respect, c'est une demande de soumission.

Je ne suis pas la seule dissidente de l'islam, il y en a beaucoup en Occident. Et s'ils n'ont pas de gardes du corps, ils doivent travailler sous de fausses identités pour se protéger de l'agression. Mais il y en a encore beaucoup d'autres à Téhéran, à Doha et Riyad, à Amman et au Caire, comme à Khartoum et Mogadiscio, Lahore et Kaboul.

Les dissidents de l'islamisme, comme ceux du communisme en d'autres temps, n'ont pas de bombes atomiques, ni aucune autre arme. Nous n'avons pas l'argent du pétrole comme les Saoudiens et ne brûlons ni les ambassades ni les drapeaux. Nous refusons d'être embarqués dans une folle violence collective. D'ailleurs, nous sommes trop peu nombreux et trop dispersés pour devenir un collectif de quoi que ce soit. Du point de vue électoral, ici en Occident, nous ne sommes rien.

Nous n'avons que nos idées et nous ne demandons que la possibilité de les exprimer. Nos ennemis utiliseront si nécessaire la violence pour nous faire taire. Ils emploieront la manipulation ; ils prétendront qu'ils sont mortellement offensés. Ils annonceront partout que nous sommes des êtres mentalement fragiles qu'il ne faut pas prendre au sérieux. Cela n'est pas nouveau, les partisans du communisme ont largement utilisé ces méthodes.

Berlin est une ville marquée par l'optimisme. Le communisme a échoué, le Mur a été brisé. Et même si, aujourd'hui, les choses semblent difficiles et confuses, je suis sûre que le mur virtuel entre les amoureux de la liberté et ceux qui succombent à la séduction et au confort des idées totalitaires, ce mur aussi, un jour, disparaîtra.

AYAAN HIRSI ALI
Article paru dans l'édition du 16.02.06

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Ayaan Hirsi Ali, d'origine somalienne, est députée au Parlement néerlandais, membre du parti libéral VVD. Scénariste du film Submission, qui valut à Theo Van Gogh d'être assassiné par un islamiste en novembre 2004, elle vit sous protection policière.

vrijdag 10 februari 2006

10-2: Caricatures de Mahomet

Caricatures de Mahomet : le journal danois "Jyllands-Posten" se débat en pleine crise

LE MONDE
STOCKHOLM CORRESPONDANCE Olivier Truc
Article paru dans l'édition du 11.02.06

Tension et confusion. Le quotidien danois Jyllands-Posten, qui avait diffusé le 30 septembre 2005 les douze caricatures de Mahomet, se débat dans une crise profonde. Flemming Rose, rédacteur en chef de la section culturelle du journal, désormais célèbre pour avoir commandé et hébergé dans ses pages les dessins satiriques, a été mis d'office, jeudi 9 février, en congé à durée indéterminée, après avoir été "soumis à une pression inhumaine".

Cette mise à pied intervient dans un contexte d'extrême confusion. Interrogé sur la chaîne américaine CNN à propos du concours iranien de caricatures sur la Shoah, Flemming Rose avait laissé entendre qu'il pourrait prendre contact avec le journal iranien afin d'en publier les caricatures. Le directeur de la rédaction de Jyllands-Posten, Carsten Juste, qui tient à calmer le jeu, a dû réagir immédiatement en démentant son rédacteur en chef. "C'est une erreur de jugement", a écrit Carsten Juste.

Flemming Rose s'est excusé dans la foulée. M. Juste a également dû préciser que Jyllands-Posten ne publiera pas ce week-end, contrairement à ce que Flemming Rose avait annoncé sur une chaîne danoise, des caricatures antichrétiennes et antisémites, pour "équilibrer" l'effet produit par les caricatures de Mahomet. Là encore, la reprise en main a été immédiate, donnant un écho supplémentaire à la révélation du journal Politiken selon lequel Jyllands-Posten avait refusé, en 2003, de publier des caricatures sur la Résurrection de Jésus, au prétexte que celles-ci allaient "provoquer un tollé".

"Nous sommes dans une situation où Jyllands-Posten, surtout au regard des médias internationaux, est devenu une histoire en soi, et où chaque agissement est interprété en fonction du conflit", explique M. Juste pour justifier ces rappels à l'ordre. Ainsi en est-il d'une lettre de Jyllands-Posten que certains journaux, au moins en Algérie comme La Tribune, ont publié jeudi.

"MANQUE DE JUGEMENT"

Dans cette lettre "aux musulmans du monde entier", envoyée le 7 février par le biais des ambassades danoises, Carsten Juste présente à nouveau les excuses du journal : "Nous nous excusons pour le grand malentendu provoqué par la publication des caricatures". Interrogé plus tard pour savoir si cette lettre indiquait un changement de ligne du journal, Carsten Juste — qui terminait sa lettre par "Que Dieu vous aide !" — a affirmé que rien n'avait changé : le journal s'excuse pour l'offense, mais pas pour la publication elle-même.

Afin d'éviter ces malentendus, le journal diffuse depuis mercredi un dossier en plusieurs langues, dont le français, sur son site Internet (www.jp.dk). Carsten Juste lui-même, qui y parle de ses dilemmes, est sous pression depuis que Uffe Ellemann-Jensen, un ancien ministre des affaires étrangères du Parti libéral, a exigé sa démission pour son manque de jugement, puisqu'il a avoué ne pas avoir anticipé les réactions musulmanes.

Lire aussi: ANALYSE Mahomet : le choc des ignorances

donderdag 9 februari 2006

9-2: Ceci n'est pas un prophète

9-1: Le Mahomet de «Charlie» est en kiosque

Le Conseil français du culte musulman voulait faire interdire en référé l'hebdomadaire satirique.

Liberation - par Laurent GUENNEUGUES, mercredi 08 février 2006

A ECOUTER - Dans la salle des pas perdus du tribunal de grande instance de Paris, la rédaction de «Charlie Hebdo», soulagée, raconte à Johana SABROUX ce numéro «spécial prophète». Avec Philippe Val, son rédacteur en chef et les dessinateurs Charb, Luz et Honoré.

«C'est dur d'être aimé par des cons», se plaint Mahomet, la tête dans les mains, en une du dernier Charlie Hebdo. L'hebdomadaire satirique publie les douze dessins qui font débat et y ajoute quelques caricatures.

Un numéro spécial pas du tout du goût du Conseil français du culte musulman (CFCM) qui a porté plainte pour «injure raciale et religieuse», aux côtés d'autres organisations musulmanes, pour demander qu'il ne soit pas mis en vente et qu'il n'y ait pas d'affichage.

«Continuer à publier ces images et mettre le feu aux poudres, c'est irresponsable», estime Fouad Alaoui, vice-président du CFCM. Hier, le tribunal de grande instance de Paris, saisi en référé, l'a débouté. Pour vices de forme. Maître Richard Malka, l'avocat de Charlie Hebdo, n'a donc pas eu à sortir sa botte secrète : «La censure préalable n'existe pas dans notre régime. Il n'est possible de poursuivre pour demander le retrait qu'après publication.»

«Dans une démocratie, le droit à la caricature existe», insiste Philippe Val, le directeur de Charlie Hebdo, qui s'est rendu au tribunal avec de nombreux caricaturistes du journal. L'hebdo est donc dans les kiosques aujourd'hui, avec un tirage de 160 000 exemplaires au lieu de 140 000 habituellement. Quant au CFCM, ses avocats vont se réunir vendredi pour décider d'éventuelles poursuites à engager au pénal contre les journaux ayant publié des caricatures (dont France-Soir, le Monde, Libération et Charlie Hebdo). Ce n'est pas la fin de «tout ce foin pour douze dessins», comme titre Charlie.

9-1: Caricatures de Mahomet

Le Monde

La secrétaire d'Etat américaine accuse explicitement l'Iran et la Syrie d'attiser la haine

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a accusé la Syrie et l'Iran d'avoir "incité à la violence" contre les Occidentaux, après la publication de caricatures de Mahomet. "Je n'ai aucun doute (...) que l'Iran et la syrie ont tout fait pour enflammer l'opinion" a déclaré Mme Rice. "Le monde devrait (...) demander des comptes" à ces Etats qui ne font qu'"utiliser" la polémique à leur propres desseins, a-t-elle estimée à l'issue d'une rencontre, mercredi 8 février à Washington, avec la ministre des affaires étrangères israélienne, Tzipi Livni."Rien ne justifie la violence qui a éclaté", estime Mme Rice qui demande "une atmosphère de respect et de compréhension" et incite tous les Etats à "appeler au calme", à l'image des gouvernements afghan et libanais, qu'elle cite en exemple à Damas et Téhéran.

"FAIRE ATTENTION AUX CONSÉQUENCES DE LEURS ACTES"

Plus tôt dans la journée, le président George Bush, lors d'une rencontre avec le roi Abdallah II de Jordanie à Washington, avait déjà pressé tous les gouvernements à faire cesser les violences qui ont éclaté contre les caricatures de Mahomet. Dans sa première réaction personnelle devant la presse à la récente flambée de violences, le président américains a déclaré rejeter"la violence comme le moyen d'exprimer son mécontentement". Mais il a aussi souligné, à l'attention des médias, la "responsabilité de faire attention" aux conséquences de leurs actes.

"Nous croyons en une presse libre. Et nous savons que la liberté va de pair avec les responsabilités", a ajouté le président américain. Le roi Abdallah a désapprouvé les violences, mais s'est montré beaucoup plus critique envers la presse occidentale. "Avec tout le respect dû aux libertés de la presse, tout ce qui avilit le Prophète Mahomet - que la paix soit avec lui - ou blesse les sensibilités des musulmans doit être condamné", a-t-il dit.

"Dans le même temps, ceux qui veulent protester doivent le faire avec retenue, de manière raisonnable, et doivent exprimer leurs vues pacifiquement" pour le roi de Jordanie."Voir des protestations, voir des destructions, voir des violences, surtout quand elles se terminent par la mort d'innocents, est totalement inacceptable", a-t-il dit, assurant que l'islam était une "religion de paix, de tolérance, de modération".

TOLÉRANCE ET RESPECT

Le président français, Jacques Chirac, a lui "condamné", mercredi en conseil des ministres, "les provocations manifestes susceptibles d'attiser dangereusement les passions". Le chef de l'Etat réagissait à la publication, dans l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, des douze caricatures du Prophète Mahomet à l'origine d'une vive polémique dans plusieurs pays.

"Tout ce qui peut blesser les convictions d'autrui, en particulier les convictions religieuses, doit être évité. La liberté d'expression doit s'exercer dans un esprit de responsabilité", a dit le président qui a rappelé que, "si la liberté d'expression est un des fondements de la République, celle-ci repose également sur les valeurs de tolérance et de respect de toutes les croyances", a souligné le président.

Il a également "condamné" les "violences perpétrées contre les ressortissants ou représentations étrangères", après que des bâtiments diplomatiques européens ont été la cible de manifestants dans plusieurs pays arabo-musulmans. Rappelant que, "conformément au droit international, les gouvernements sont responsables de la sécurité des personnes et des biens étrangers installés sur leur territoire" le chef de l'Etat a enfin demandé au gouvernement "d'être particulièrement vigilant sur la sécurité des ressortissants français à l'étranger".

9-1: Nouveaux incidents meurtriers en Afghanistan

Liberation, mercredi 08 février 2

KABOUL - Deux Afghans au moins ont été tués et seize autres blessés lors de violents incidents qui ont éclaté pour la troisième journée consécutive en Afghanistan lors d'une manifestation contre la publication de caricatures du prophète Mahomet, apprend-on de source policière.

Les débordements se sont produits à Qalat, une ville de la province de Zaboul, dans le sud afghan, où quelque 600 musulmans s'étaient rassemblées pour exprimer leur colère.


Selon le chef de la police locale, les forces de l'ordre ont tiré des coups de feu de sommation après avoir été la cible de jets de pierre. Deux civils touchés dans la fusillade ont succombé à leurs blessures, a-t-il ajouté.

Ces nouveaux décès portent à neuf au moins le nombre d'Afghans tués depuis le début de la semaine lors de manifestations contre la publication de caricatures du prophète dans la presse européenne.

zaterdag 4 februari 2006

4-2: Video

La publication par le journal danois "Jyllands-Posten" d'une douzaine de caricatures de Mahomet a suscité l'indignation de nombreux Etats islamiques. Le premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen, a condamné toutes les formes de discrimination et souligné l'importance de la liberté d'expression dans son pays. Un appel au boycott de produits danois a été lancé dans plusieurs pays musulmans.

Vidéo - LEMONDE.FR | 02.02.06 :

La polémique enfle autour de la publication de caricatures du Prophète

donderdag 2 februari 2006

2-2: Dieu, Mahomet et les dessinateurs


LE MONDE | 02.02.06 | 13h55 - Mis à jour le 02.02.06 | 13h55

Alors que la polémique sur les dessins représentant le prophète Mahomet prend de l'ampleur, Le Monde a interrogé huit dessinateurs et caricaturistes. Voici leurs réactions.

Marcel Gotlib, 71 ans, auteur de BD cultes (Gai Luron, Les Dingodossiers, La Rubrique-à-brac, Rhââ Lovely, Hamster jovial et ses louveteaux, Pervers pépère...) prépubliées dans Pilote, L'Echo des savanes ou Fluide glacial, deux magazines dont il est le cofondateur.

"La pire malédiction, c'est de manquer de sens de l'humour. Je trouve dangereux ceux qui veulent interdire ces dessins surtout quand on sait de quoi ils sont capables. Mais je ne veux pas confondre les fanatiques et les autres. Ces dessins ne sont pas méchants. Celui de Kurt Westergaard montrant Mahomet avec son turban en forme de bombe n'est même pas une caricature : si on enlève la mèche, ce pourrait même être un beau dessin. Quand j'ai mis en scène les six dieux dans L'Echo, en 1973, j'avais un peu la trouille, je me suis forcé. Il n'y a eu aucune récrimination, c'était pourtant l'époque de Pompidou. Mais je ne pourrais sans doute plus faire ce genre de BD aujourd'hui."

René Pétillon, 70 ans, auteur de nombreux albums de BD et de dessins dont Le Baron noir, L'Enquête corse, Supercatho, L'Affaire du voile, dessinateur au Canard enchaîné.

"Assimiler l'islam au terrorisme, cela peut faire tousser. Quand on critique les intégristes, tous ces 'délirants' qui brouillent le message d'une religion quelle qu'elle soit, on ne doit pas tomber dans l'amalgame. Il faut cibler et ne pas causer de dommages collatéraux. En attaquant le prophète, on attaque tous les musulmans. Les gens ont le droit de croire en ce qu'ils veulent. Ce que j'attaque, ce sont ceux qui interprètent les religions et qui imposent leurs vues. Pour revenir à ce dessin, il est excessif et devrait être considéré comme insignifiant. Mais il faut aussi se demander pourquoi l'affaire éclate maintenant, alors que les dessins ont été publiés il y a belle lurette."

Cabu, 68 ans, dessinateur de presse, auteur d'une soixantaine de livres (du Grand Duduche à Chroniques papales), collabore à de nombreux titres, dont Le Canard enchaîné et Charlie Hebdo.

"Je pense qu'il n'y a pas de délit de blasphème contre la religion en France. Je suis athée. On peut critiquer toutes les religions. Pour moi, toute religion est débile. Je suis par ailleurs frappé de voir, en ce qui concerne les musulmans, à quel point les modérés ne s'expriment pas et laissent faire des choses terribles en leur nom. En tant que dessinateur, il ne faut pas se laisser faire. On devrait mettre les trois religions les plus répandues dans un seul dessin — un curé, un imam, un rabbin — pour ne pas être accusé de parti pris ! C'est idiot. Les dessins scandinaves mis en cause ne sont pas si terribles. Pour l'élection de Miss Monde au Nigeria, fin novembre 2002, qui avait causé la mort de deux cents personnes au cours d'émeutes provoquées par des islamistes intégristes, j'avais dessiné Mahomet en mafieux, verre de cognac et cigare à la main, en parrain de l'élection de 'Miss sac à patates', dans Charlie Hebdo. J'ignorais qu'on ne pouvait pas représenter l'image du prophète. Mais je ne regrette pas ces dessins, même si le journal a été insulté et menacé. Les dessinateurs, comme les autorités, ne devraient pas présenter d'excuses."

Pierre Sadeq, 68 ans, dessinateur libanais, caricaturiste du quotidien Al-Nahar et de la chaîne de télévision Al-Mustaqbal (Future TV) de la famille Hariri. Chrétien.

"Je traite de tout mais dans le respect des croyances. Je m'amuse des hommes de religion, qu'il s'agisse du patriarche maronite, du secrétaire général du Hezbollah (Hassan Nasrallah, chiite) ou des chefs religieux des communautés chiite et sunnite. Une seule fois, récemment, on m'a laissé entendre du côté du Hezbollah qu'on n'était pas content. Je leur ai expliqué que dès lors que Nasrallah est entré dans l'arène politique, je suis en droit de le caricaturer. Je réprouve les caricatures qui ont été publiées. Je n'irai jamais si loin pour ma part, quelle que soit la religion concernée."

Hassan Bleibel, libanais. Musulman chiite, caricaturiste du quotidien Al-Mustaqbal (Le Futur), de la famille Hariri.

"Je n'ai pas vu les dessins des caricaturistes danois. J'ai tendance à penser qu'il ne faut pas surdimensionner ce genre d'affaires, parce qu'on risque d'aboutir à l'effet contraire si l'objectif est précisément de dire que les musulmans sont intolérants et obtus. Cela étant dit, il existe des sujets sensibles auxquels il faut éviter de toucher en tant que caricaturiste. L'Europe est très sensible à ce qui touche la religion juive. Il n'est donc pas logique qu'elle ne tienne pas compte de la sensibilité des musulmans à ce qui touche à leur religion. L'Occident est certes chrétien, mais les Occidentaux ont pris des distances avec la religion, ce qui n'est pas le cas des musulmans. La liberté d'opinion et d'expression est bien sûr sacrée, mais elle ne doit pas franchir la ligne ténue qui la sépare de l'injure et elle doit obéir à des règles. Il existe une différence entre des hommes de religion et le symbole que peut représenter un prophète pour une religion."

Haddad, 60 ans, français d'origine libanaise, dessinateur à Al-Hayat (journal en arabe édité à Londres) et collaborateur de Courrier international.

"Je suis pour la liberté d'expression et contre la censure. Je suis prêt à me battre pour. Mais je trouve ces dessins très mauvais. La première fois, je les ai trouvés sans intérêt. Pas drôle mais anodins. Et puis j'ai compris qu'ils représentaient le prophète. Mettre une bombe sur la tête d'un intégriste, pourquoi pas ? Moi-même, je dessine contre le terrorisme, contre les intégristes. Mais sur la tête du prophète, qu'est-ce qu'on veut dire ? Un dessin a toujours un message. Là, quel est le message ? Que l'islam est criminel ? Que les musulmans sont criminels ? Affirmer par une caricature que les intégristes sont des arriérés, des obscurantistes, je veux bien. Mais faire la même chose avec le prophète, là encore, c'est un amalgame. Ce sont tous les musulmans qui sont visés. Cela devient du racisme.

Dans le climat actuel, je me demande à qui ça profite. Dans les pays arabes, les laïcs reculent partout. Avec ce genre de scandale, je peux vous assurer que les intégristes doivent se frotter les mains. Je ne suis pas religieux. Mais je ne dessine pas sur la religion. Car je crois que le vrai problème, dans nos pays, c'est l'injustice, la pauvreté, la violence. C'est de ça que se nourrit le terrorisme, pas de la religion."

Glez, 39 ans, franco-burkinabé, directeur de la rédaction de l'hebdomadaire satirique Le Journal du jeudi d'Ouagadougou, collaborateur régulier de Vita (Milan).

"Le principe est simple : la liberté d'expression. Tout peut être représenté. Donc les boycotts, les menaces suscitent mon indignation. Il y a évidemment des limites, celles de la déontologie professionnelle. Mais rien ne permet d'interdire par principe un dessin. La déontologie, cela consiste à éviter l'outrance inutile, l'amalgame, de savoir précisément le message que l'on transmet. Lors d'un forum à Jérusalem, en novembre 2005, nous avons observé que dans les dessins publiés dans la presse palestinienne, certains attaquaient la politique israélienne, parfois très violemment, mais que d'autres proposaient une représentation d'Israël clairement antisémite. Ce n'est évidemment pas la même chose.

Mais le problème avec les religieux, c'est que le message vraiment transmis passe souvent au second plan. J'ai eu plusieurs expériences sur le sujet. Il y a quelques jours, un journal italien m'a refusé un dessin parce qu'il considérait qu'il attaquait trop frontalement le Hamas alors qu'eux estimaient qu'il fallait attendre de voir leur comportement aux affaires. C'est leur droit. Ici, j'ai publié un dessin utilisant l'imagerie catholique pour figurer le chemin de croix du premier ministre, face à un président croqué en Ponce Pilate. J'ai reçu des lettres de religieux me rappelant le précédent de Salman Rushdie. J'ai aussi dessiné un comic strip, Divine comédie, qui raconte les aventures de dieu. Il a été publié dans une dizaine de pays européens, notamment en Pologne. Mon seul problème, je l'ai rencontré aux Etats-unis où le journal qui le publiait a renoncé devant l'avalanche de courrier. Je n'attaquais pas la religion. C'était le principe même de la représentation qui choquait.

Je ne sais pas si le Coran interdit véritablement la représentation de Mahomet. C'est un personnage historique, il appartient à tout le monde. Ce n'est pas comme si on jetait le Coran dans les toilettes."

Jean Plantu, 54 ans, dessinateur au Monde depuis 1972 et à L'Express.

"Il y a de plus en plus une chape de plomb qui tombe sur les dessinateurs de presse et sur les humoristes, quand on parle de religion. On ne se rend pas compte à quel point, hormis l'Eglise catholique sur laquelle on peut taper et qui fait preuve, quoi qu'on en dise, de mansuétude, il est devenu impossible de critiquer les religieux."

Le Monde Propos recueillis par Nathaniel Herzberg, Yves-Marie Labé et Mouna Naïm
Article paru dans l'édition du 03.02.06

2-2: L'affaire Mahomet

Le Danemark craint que "l'affaire Mahomet" ne provoque des violences intercommunautaires
LE MONDE | 02.02.06 | 13h55 - Mis à jour le 02.02.06 | 14h24
COPENHAGUE ENVOYÉ SPÉCIAL

Des employés du "Jyllands-Posten" devant leur locaux évacués, le 31 janvier, à Copenhague.

Pour la seconde fois en quarante-huit heures, les locaux du quotidien danois Jyllands-Posten ont fait l'objet, mercredi 1er février au soir, d'alertes à la bombe à Aarhus, siège du journal, et à Copenhague, où se trouve une partie de la rédaction. Les bâtiments du quotidien qui a publié, le 30 septembre 2005, les douze caricatures du prophète Mahomet ont été évacués. Ces derniers jours, la tension est montée au Danemark. Plusieurs vigiles gardent l'immeuble de Jyllands-Posten à Copenhague. On n'y pénètre que sur rendez-vous, et les visiteurs sont priés d'attendre dans l'entrée qu'on vienne les chercher. Jan Elund, rédacteur en chef du service étranger du quotidien, est fataliste : "Au début, c'étaient des menaces par téléphone. La police a retrouvé deux personnes, qui ont été inculpées. Sinon, nous recevons beaucoup de courriels et de Texto menaçants. Nous donnons tout cela à la police. C'est elle qui a évalué les risques et a décidé de placer des gardes à l'entrée depuis quatre jours, quand tout s'est dégradé à nouveau."

Pour la seconde fois depuis le début de l'affaire, des gardes sont placés en faction devant le journal. Lorsque la polémique avait éclaté, à l'automne 2005, au moins deux des douze dessinateurs avaient dû se cacher. Mais aujourd'hui, "l'affaire Mahomet" — comme on l'appelle dans la presse danoise — a largement dépassé la simple personne des dessinateurs. La crainte d'une escalade et d'affrontements entre les communautés inquiète de plus en plus les autorités.

MENACES D'ATTENTATS

Un journal danois rapportait, jeudi matin, que les compagnies de sécurité sont très sollicitées depuis quelques jours par des clients "nerveux", soucieux de protéger leurs intérêts et leurs employés face aux menaces d'attentats qui ont été lancées contre le Danemark depuis le début de la semaine, après la vague de protestation qui a démarré en Arabie saoudite. La surveillance des principaux bâtiments publics a été renforcée et les patrouilles de police ont été multipliées dans le métro, les gares et partout où des attroupements sont susceptibles de se créer. Durant trois jours, des extrémistes de droite ont appelé par Texto à venir brûler des Coran sur la place de l'hôtel de ville de Copenhague, mercredi après-midi. Sur place, les forces de police étaient au rendez-vous, ainsi que des contre-manifestants, dont des militants d'extrême gauche, mais aucun activiste d'extrême droite ne s'est montré.

A Nörrebro, quartier de Copenhague à forte population immigrée, Khalid Alsubeihi a passé la journée de mercredi à tenter de décourager les jeunes musulmans danois de se rendre sur place pour en découdre. "En ce moment, on travaille vingt-quatre heures sur vingt-quatre. On ne veut pas des mêmes dérapages que dans les banlieues françaises", explique-t-il. En 1997, ce Palestinien a créé un groupe de pères qui tentent d'aider les jeunes en difficulté à travers des activités sportives : "Les membres de notre réseau sont sur le qui-vive depuis des jours. Nous circulons beaucoup dans le quartier, nous nous alertons dès que nous voyons des groupes se former, nous parlons avec les jeunes." C'est lui qui a prévenu la police des velléités de certains jeunes d'aller stopper par tous les moyens les extrémistes de droite.

Samedi, plusieurs manifestations seront organisées à Copenhague. L'une d'entre elles, à Nörrebro, rassemblera des responsables religieux musulmans et chrétiens, ainsi que des politiques. Ils appellent à se mobiliser pour la tolérance. Presque au même moment, au nord de Copenhague, l'organisation néonazie Front danois organisera une autre manifestation "contre les activités de la cinquième colonne des musulmans habitant (au Danemark)".

Olivier Truc
Article paru dans l'édition du 03.02.06

woensdag 7 december 2005

7-12: L'idéologie néo-conservatrice américain

Philippe Val, vendeur de l'idéologie néo-conservatrice américaine

Philippe Val est directeur de Charlie Hebdo. Le journal a une image contestataire, humoristique. Il attire donc un lectorat jeune. Philippe Val a évolué politiquement pour devenir aujourd'hui proche des thèses des néo-conservateurs américains. Sharon et Bush sont ses héros positifs, ceux qui osent les critiquer sont selon lui complaisants avec les terroristes.(...)

Lire l'article...

7-12: Le raciste Finkelkraut

ASSEZ DE COMPLAISANCE A L'EGARD DU RACISTE FINKIELKRAUT

NON A LA CONFERENCE DE FINKIELKRAUT A LYON LE 15 DECEMBRE !

La mobilisation a commencé en région Rhône-Alpes à l'annonce de la venue de Alain Finkielkraut le 15 décembre prochain à Lyon, à l'invitation du Conseil Régional qui organise une série de conférence sur la laïcité. Des protestations circulent dans les milieux associatifs et universitaires. Donner plus longtemps la parole à un tel raciste est intolérable. Nous appelons tous ceux qui veulent se joindre à cet appel dont vous trouverez les premiers signataires en bas du texte, à nous contacter.

Lire l'article

vrijdag 2 december 2005

2-12: Plainte contre Finkielkraut

jeudi 1er décembre 2005

Le scandale Finkielkraut serait-il en passe d'être oublié, déjà ? A peine ses déclarations odieuses stigmatisant les Noirs et les Arabo-Musulmans étaient-elles publiées par le quotidien israélien Haaretz, .que déjà Alain Finkielkraut bénéficiait dans le quotidien le Monde d'une pleine page où il affirme avec une tranquille assurance assumer ses propos, après de prétendues excuses qui n'ont trompé personne.

Un nouveau pas a été franchi dans l'ignoble. Alain Finkielkraut n'a pas eu recours aux habituelles circonvolutions servant à masquer (en partie du moins) son mépris des Arabes, des Noirs et des Musulmans, un racisme, une islamophobie qui s'affichent désormais sans fioritures, dans leur plus triste nudité.

Alain Finkielkraut s'est-il senti conforté par un climat plus que détestable à l'oeuvre dans notre pays depuis quelques mois ? Une loi glorifiant la France coloniale, puis lors des récentes émeutes urbaines, des hommes politiques s'appliquant à stigmatiser les minorités (la polygamie, les chanteurs de rap et naturellement l'islam) pour mieux occulter la réalité des discrimination sociales et ethniques largement répandues et s'économiser une réflexion critique sur leurs propres manquements.

Parce qu'il ne saurait être question de voir l'islamophobie et le racisme s'exprimer en toute impunité, Oumma s'est associé aux associations « Capjpo-EuroPalestine », « Mouvement Pluri-Ethique », « 17 octobre 1961 contre l'Oubli » et « Droits- Devant ! » pour déposer une plainte afin qu'Alain Finkielkraut réponde de ses propos racistes devant la justice.

Cette plainte en justice va naturellement occasionner des frais importants. Si vous soutenez Oumma dans ce combat, n'hésitez pas à nous prêter votre soutien financier afin que nous puissions mener à bien ce procès.

Pour cela, vous pouvez nous adresser un chèque du montant de votre choix à l'ordre d' Oumma : 149 Avenue du Maine 75014 PARIS

Vous serez naturellement tenus informés de l'évolution de ce dossier sur notre site.

woensdag 9 november 2005

9-11: Banlieues en flammes

"Banlieues en flammes", pour mettre fin à 30 ans de laxisme et de politique lénifiante
(Anne Carrière)

Code Hachette : 50-3904-5
ISBN : 2-84337-340-9
Nombre de pages : 220
Prix : 17€
(Anne Carrière - Disclaimer) ajoutée le 2005-10-28

Incivilités, voitures brûlées, vols, émeutes, trafic de drogue, trafic d'armes, agressions, viols collectifs... Les banlieues sont devenues, au fil des ans, de véritables cours des miracles où les lois de notre République ont été remplacées par la loi du talion.

Les discours angéliques des politiques et l'orientation de certains médias contribuent à faire grandir, chez des délinquants de plus en plus jeunes et de plus en plus violents, un sentiment d'impunité qui les encourage à repousser les limites toujours plus loin.

Rattrapés par les sirènes d'une pratique religieuse intégriste, ces jeunes asociaux rebelles trouvent leurs comportements légitimés par leur appartenance à la oumma, la communauté des croyants selon le Coran, qui les entraîne vers les dérives du totalitarisme vert et la barbarie nihiliste des groupes radicaux. Les récents attentats de Londres prouvent, s'il en était besoin, que le danger ne vient plus nécessairement de l'extérieur, mais peut provenir des populations non intégrées en recherche d'identité.

Serons-nous capables d'imposer nos valeurs et notre culture face à ce prosélytisme qui sape notre attachement à la laïcité, remet en question la mixité et la place des femmes dans notre société, et nous expose à la menace du terrorisme ?

Dans un essai pamphlétaire juste et sans concession, Charles Pellegrini brosse le tableau d'une démocratie à bout de souffle, dépassée par la montée de l'islamisme. Son livre s'attache précisément à ce que les autres taisent, bravant les discours lénifiants de la pensée unique.

L'AUTEUR
Charles Pellegrini, ancien chef de l'Office central de répression du banditisme (OCRB), gère aujourd'hui en tant que « privé » une société internationale d'analyse de risques. Il vit à Paris.

Information

zondag 6 november 2005

6-11: Banlieues, la nuit la plus violente

Plus de 1200 véhicules incendiés dans la nuit de samedi à dimanche. Les incidents se sont multipliés en province et ont gagné le centre de Paris.

Par AFP
06 novembre 2005 (Liberation.fr - 10:51)

Au dixième jour de violence urbaine, le bilan est le plus lourd jamais enregistré. Selon les autorités de police, 1295 véhicules ont été brûlés dans toute la France, dans la nuit de samedi à dimanche, et 312 personnes ont été interpellées au total.

La veille, le bilan définitif des troubles faisait état de 897 véhicules incendiés. Les appels au calme se sont pourtant multipliés ce week end. Samedi, les parents de l'un des deux jeunes de Clichy-sous-Bois mort par électrocution le 27 octobre, avaient eux mêmes lancé un appel au calme.

Sept hélicoptères munis de puissants projecteurs et de caméras vidéo avaient été mobilisés dans la nuit pour dissuader les fauteurs de troubles. Mais ni ces nouveaux moyens matériels, ni les renforts en policiers n'ont semblé intimider les incendiaires, qui ont opéré au coeur même de la capitale, dans le 3ème arrondissement où quatre voitures ont été brûlées par un engin incendiaire tandis qu'une demi-douzaine de véhicules étaient en flammes dans le 17ème.

La nuit a également été marquée par des affrontements violents à Evreux, où le centre commercial du quartier de La Madeleine, a été gravement endommagé et où de jeunes manifestants cagoulés, dont certains étaient armés de battes de base-ball, se sont heurtés aux policiers, selon les constatations et témoignages recueillis sur place. Ces affrontements auraient fait des blessés de part et d'autre, selon ces témoignages. La préfecture n'a pas été en mesure de fournir un bilan.

Ailleurs en province, les incendies de véhicules ont été particulièrement nombreux, près de 80, dans les départements du Nord, de l'Aisne et de l'Oise, selon les préfectures. A Toulouse, une cinquantaine d'incendies volontaires dont 40 voitures brûlées avaient été relevées et une dizaine d'interpellations. A Avignon, 11 voitures ont été visées.

En banlieue parisienne, de nombreux bâtiments, deux écoles de Grigny et un MacDo de Corbeil-Essonnes défoncé par une voiture-bélier, et des véhicules (71) se sont embrasés dans l'Essonne, où s'est rendu le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy en signe de soutien aux policiers. A Evry, le ministre a notamment rencontré des adolescents interpellés qui devaient être remis à leurs parents. Une cinquantaine de personnes ont été interpellées dans ce département.

Par ailleurs, au moins 80 véhicules incendiés et 20 interpellations ont été enregistrés dans les Yvelines, respectivement 90 et 67 en Seine-Saint-Denis, 33 et 32 dans le Val-d'Oise. Aux Mureaux, une trentaine de jeunes perchés sur le toit de deux tours du quartier des Musiciens, ont jeté toutes sortes de projectiles sur les forces de l'ordre en début de soirée, sous les projecteurs d'un hélicoptère.

http://www.liberation.fr/page.php?Article=336261

© Libération

zaterdag 5 november 2005

5-11: Mutilée

donderdag 22 september 2005

22-9: Un film de propagande islamiste?

VICTOIRE : la mairie de Condé sur l'Escaut (Nord) N'ACCUEILLERA PAS la projection d'un film de propagande islamiste le 17 septembre (article corrigé)

Le site www.oumma.com (encore lui !) nous apprenait que la mairie de cette ville devait accueillir la projection du film de propagande sexiste et anti-français « Un racisme à peine voilé », soutenu par les islamistes du collectifs Ramadan, le MRAP et les « Indigènes ». Mais la « résistance » paie : suite à la diffusion d'une première version de cet article il y a quelques heures, les lecteurs de France-Echos ont fait annuler la réservation de la salle, et empêché la diffusion de ce brûlot.

La campagne de différentes associations antiracistes, laïques et républicaines, de gauche et de droite, ainsi que l'action des lecteurs de France-Echos, a mis un frein aux projections publiques du film sexiste et anti-français « Un racisme à peine voilé » diffusées par le collectif « Une école pour tous et toutes ». Rappelons que ce collectif a été créé par les amis du sulfureux Tariq Ramadan, héritier spirituel des Frères Musulmans égyptiens, et reçoit le soutien du MRAP, mouvement dont les « liaisons dangereuses » avec des « islamistes, voire des terroristes » ont été largement dénoncées par la presse en novembre 2004, suite à des rapports incontestés.

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22-9: L'Ontario renonce à la charia, mais ...

L'Ontario (Canada) renonce à la charia, mais chrétiens et juifs y perdent leurs droits !

MONTREAL (RN sur base AFP) - Une décision de l'Ontario de ne pas autoriser l'instauration de la charia pour régler des litiges familiaux, couplée à son intention d'interdire les tribunaux religieux existants, a été accueillie lundi avec soulagement par des organisations féminines et inquiétude par des groupes religieux au Canada.

La province canadienne d'Ontario ne sera pas la première région en Occident à autoriser l'utilisation de la charia (loi islamique) dans des arbitrages matrimoniaux et familiaux, a annoncé dimanche soir le Premier ministre ontarien Dalton McGuinty.

Ce projet controversé avait suscité la semaine dernière des manifestations de protestation au Canada et dans plusieurs villes européennes.

Mais du coup, M. McGuinty a en même temps annoncé son intention de déposer un projet de loi visant à interdire tous les tribunaux d'arbitrage religieux, ce qui retirerait aux chrétiens et aux juifs un droit dont ils disposaient depuis une quinzaine d'années.

La loi de l'Ontario permet en effet que des différends familiaux ou matrimoniaux concernant la garde des enfants ou le divorce soient réglés par des "tribunaux" d'arbitrage, sans passer par la justice traditionnelle.

Le fait que chrétiens et juifs disposent de ce droit avait été le principal argument d'un rapport officiel, recommandant en décembre dernier, qu'il soit étendu aux musulmans, avec l'instauration de "tribunaux" d'arbitrage statuant sur la base de la charia.

"Je suis heureuse pour la première fois depuis cinq ans. C'est une victoire pour les droits des femmes et un revers pour l'islamisme radical", a déclaré à l'AFP, Homa Arjomand, l'une des coordonnatrices des manifestations internationales de la semaine dernière.

"C'est un recul pour l'islam politique qui essaie de s'immiscer dans le système judiciaire", a-t-elle ajouté. Les adversaires de l'introduction de la charia faisaient valoir que son application n'aurait pas été compatible avec la Charte canadienne des droits, pierre angulaire de la constitution.

En revanche, Mohammed Elmsary, président du Congrès islamique canadien, a évidemment protesté

Pour sa part, Joel Richler, président du Congrès juif canadien pour l'Ontario s'est dit "abasourdi" par l'annonce de M. McGuinty. "Au minimum, on aurait pu nous consulter avant de nous retirer ce que nous avions depuis des années", a-t-il dit en estimant que le gouvernement semblait avoir décidé de faire marche arrière face à la controverse.

Le quotidien Globe and Mail notait lundi que des imams utilisent déjà la charia pour régler des différends familiaux et que cela continuerait vraisemblablement. Mais il n'est plus question que leurs décisions aient valeur de loi en Ontario.

Et les autres religions vont être logées à la même enseigne. Ce qui pose une autre question, faut-il mettre en cause les droits acquis de la civilisation judéo-chrétienne pour barrer la route de l'islamisme ? une question qui s'était posée en France, quand pour empêcher les voiles islamiques dans les écoles, on avait aussi interdit le port du crucifix et de la kippa qui n'avaient pourtant jamais posé de problème auparavant...

"Je me réjouis. Je pense que c'est peut être le début d'un recul de ce multiculturalisme excessif et malsain qui se pratique de temps en temps au Canada", a estimé pour sa part Me Julius Gray, juriste de renom et défenseur écouté des droits de l'individu.

Revue Neoconservatrice

vrijdag 16 september 2005

16-9: Réflexion d'un musulman contemporain

Réflexion d'un musulman contemporain - Mohamed Talbi

Format : 12x19, 128 pages
ISBN : 9954-415-38-6
Parution : 2005
Prix : 10 Dh

Description :


L'islam en particulier, venu après tant d'autres religions, réagissant de manière très critique vis-à-vis des pratiques religieuses prévalant dans son contexte, a voulu proposer une plateforme claire, sans équivoque, en rupture avec les ambiguïtés qui avaient précédé. Il est vrai que les musulmans ont divergé sur les contenus et significations qu'il fallait attribuer à leur foi, et qu'ils se sont même entretués à ce sujet. Mais ils en sont arrivés à ces extrêmes justement parce qu'ils avaient (ou croyaient avoir) une idée claire, absolument certaine, et à leurs yeux définitive, de la vérité enseignée par la religion et des implications qui en découlent dans la vie des musulmans...

Extrait :

Il existe deux laïcités. La française est trop restrictive des libertés, elle veut mouler les gens dans le jacobinisme. La laïcité à l'anglaise ou à l'allemande permet en revanche aux particularismes de s'allumer sans agressivité, sans porter atteinte aux autres. Je souhaite une humanité où tout humain pourrait s'épanouir totalement, sans répression. Il faut s'entendre sur la nécessité pour tous les hommes de s'accepter mutuellement avec leurs différences.. Une société temporelle a besoin de lois lui permettant de vivre aussi harmonieusement que possible dans la coexistence fraternelle et la diversité de tous ses membres. Il lui faut des lois promulguées aussi démocratiquement que possible par des parlements qui permettent de gouverner de manière correcte, sans opprimer personne. Bien sûr, des difficultés peuvent surgir. Pensez au problème de l'IVG ou du divorce dans les sociétés fortement christianisées. En réalité, ce n'est pas un problème de religion mais de société. Sur le plan religieux, celui qui croit n'est pas obligé de divorcer, personne ne l'y contraint. Le croyant peut vivre en conformité avec sa croyance, mais sans vouloir l'imposer aux autres. Si on admet cela, il faut faire en sorte que la loi, permette à chacun de vivre selon ses idées et ses croyances. Il faut aboutir, grâce au débat, à une coexistence de tous les éléments de la société, chacun pouvant y vivre selon ses convictions, sans porter préjudice à l'autre. Cela peut aboutir à la fois grâce à une relecture du texte par ceux qui ont la foi et à une législation adéquate.

Du même auteur : Plaidoyer pour un islam moderne

donderdag 8 september 2005

8-9: La fiancée importée

La fiancée importée :

La Vie turque en Allemagne vue de l'intérieur
de Necla Kelek
Broché: 2 septembre 2005

Chroniques et points de vue

Présentation de l'éditeur

" Il faut donc que nous soyons conscients que les mariages forcés ou arrangés constituent les symptômes d'une confrontation politique, culturelle et religieuse qui touche aux racines mêmes de notre démocratie. Si nous les acceptons comme une spécificité culturelle, comme privilège d'une civilisation étrangère, islamique ou autre, nous saperons notre société civile démocratique avec ses lois fondamentales et ses droits à la liberté individuelle. "

Sociologue germano-musulmane, originaire de Turquie et de l'ethnie tcherkesse, Necla Kelek connaît mieux que quiconque les enjeux réels du traitement que la tradition islamique, et plus spécifiquement turco-ottomane, réserve aux femmes. Fruit de longues années d'études sur le terrain (plus de cinquante entretiens avec des fiancées importées) d'une plongée dans l'histoire familiale et d'un vécu personnel parfois douloureux, ce livre a marqué le débat sur l'intégration de la communauté musulmane en Allemagne.

Il a valu à son auteur une attention jusque dans les plus hautes sphères du gouvernement allemand. Au moment où la Turquie frappe aux portes de l'Union Européenne, et où se pratique en France un " chantage à l'islamophobie " généralisé, La Fiancée importée apporte une contribution importante aux débats en cours.

Biographie de l'auteur
Necla Kelek est née à Istanbul en 1957. Elle vit à Hambourg et enseigne la sociologie après une thèse sur " L'Islam au quotidien ". Elle est assistante de l'administration pénitentiaire pour le traitement des Turcs emprisonnés et a pris part à un projet de loi initié par le Bade-Wurtemberg sur la pénalisation des mariages forcés.

www.revue-neoconservatrice.com

woensdag 17 augustus 2005

17-8: Pas de liberté sous l'Islam

la Shariah met en danger les droits des femmes, d'Irak au Canada

PAR AYAAN HIRSI ALI *
Mardi, août 16, 2005 - Wall Street Journal
Traduction par http://www.union-republicaine-populaire.com

Dans chaque société où des affaires de famille sont réglées selon des instructions issues de la Shariah ou de la loi islamique, les femmes sont désavantagées. Les injustices auxquelles ces femmes sont exposées au nom de l'Islam vont de la cruauté extrême (mariages forcés, emprisonnement ou mort après viol) au traitement excessivement injuste dans les domaines du mariage, du divorce et de la transmission.

Des femmes musulmanes à travers le monde sont l'objet d'une situation terriblement dramatique. Elles aspirent à vivre avec foi le mieux qu'elles peuvent, mais leur foi leur vole leurs droits. Quelques femmes ont trouvé moyen de sortir de de ce dilemme par le principe de séparation entre l'organisation religieuse et les affaires de l'état. Elles livrent une bataille d'avant garde pour réaliser et obtenir leurs droits fondamentaux. Deux cas démontrent cependant combien la lutte peut être difficile, dans le contexte d'une nouvelle démocratie que des plus établies.

Le premier cas est l'ébauche de la constitution de l'Irak, maintenant prévue pour la semaine prochaine. Les femmes irakiennes comme Naghem Khadim, protestent dans les rues de Najaf, combattent pour empêcher un article d'être inscrit dans la constitution qui établirait que le législateur peut ne faire aucune loi qui contredise les règles de la Shariah. Le deuxième cas est la province d'Ontario, au Canada. Là, les femmes musulmanes menées par Homa Arjomand, une militante d'origine iranienne, combattent -- en utilisant la charte canadienne des droits -- pour empêcher l'introduction de la Shariah dans l'application du code de la famille, immiscé par une prétendue Loi d'arbitrage conclu comme loi de l'Ontario en 1992.

Il semble étrange d'associer le contexte du Canada à celui de l'Irak, mais un regard plus précis aux arguments employés pour rassurer les femmes qui protestent dans les deux pays montre les épreuves semblables que les femmes musulmanes dans les deux pays doivent affronter pour défendre leurs droits. Il montre comment leur légitime et sérieuse inquiétudes sont trivialisées, et comment elles sont vulnérables et seules. Il montre comment le monde libre mené par les ETATS-UNIS est allé faire la guerre en Irak, prétendument pour apporter la liberté aux Irakiens, et laisse compromettre les droits fondamentaux des femmes afin d'en finir avec une date butoir. Il montre comment la théorie de multiculturalisme dans des démocraties libérales occidentales fonctionne contre des femmes dans des minorités ethniques et religieuses avec des pratiques en matière de misogynie. Il montre la ténacité de beaucoup d'imams, mollahs et radicaux musulmans pour tenter de soumettre les femmes au nom de Dieu. Surtout, il montre comment ceux qui se considèrent libéraux ou de gauche s'élèvent avec énergie quand il s'agit de frapper Bush, mais perdenrt leur voix quand les droits des femmes sont menacés par obscurantisme religieux.

Hamam Hamoudi, le leader du comité de la constitution de l'Irak, refuse de discuter l'article qui inquiète les femmes musulmanes. Il a également refusé de mettre dans l'ébauche de constitution que les hommes et les femmes sont égaux en droits, créant une situation paradoxale par laquelle les femmes avaient plus de droits sous le régime de Saddam Hussein que dans l'Irak de l'après-Saddam. M. Hamoudi insiste sur le fait que les femmes auront de pleins droits économiques et politiques, mais l'évidence est accablante et prouve que quand la Shariah -- qui donne à un mari le contrôle total de son épouse -- est en place, les femmes ont peu de chance d'exercer tous les droits politiques. M. Hamoudi se rend-il compte que le renversement de Saddam et l'établissement d'une démocratie multipartiste donnerait aux hommes le droit de vote, mais que si sont ébauche de constitution est ratifiée, les femmes auront besoin de la permission de leurs maris pour faire un pas hors de leur maison afin de pouvoir voter ? J'ai pensé que le Président Bush et tous les alliés qui ont soutenu la guerre d'Irak ont aspiré pour apporter la démocratie et la liberté à tous les Irakiens. Les filles et femmes irakiennes ne sont-elles pas assez humaines pour partager ce rêve ?

Sous la Shariah, une fille devient apte au mariage dès l'instant où elle commence à être menstruée. Dans les pays où la loi islamique est pratiquée, des jeunes "mariées" encore enfants sont communes. Les rédacteurs de la constitution saisissent-ils ce que cela signifiera pour le devenir scolaire des filles ou les risques de perte, de morts maternelles et de décès infantiles ? Ces d'autres risques qui affectent les femmes soumises sont des phénomènes communs dans les 22 pays arabo-musulmans étudiés dans les rapports sur le développement des populations arabes. Un mariage tôt signifie également beaucoup d'enfants dans un secteur du monde qui est déjà surpeuplé et pauvre.

L'ébauche de la déclaration des droits irakiens favorise les hommes à bien d'autres égards, tels que le droit de marier jusqu'à quatre épouses, et la droit à un divorce facile, sans interférence d'une cour, simplement en déclarant le "divorce" en présence de deux témoins masculins. Une épouse subissant un tel divorce recevra une allocation pendant une période de trois mois à un an, et plus rien après cette période. D'autre part, si une épouse veut un divorce, elle doit aller devant une cour [de justice] et montrer de que son mari ne satisfait pas ses besoins matériels, qu'il est stérile ou qu'il est impuissant. Une fois que le divorce est mené à bonne fin, s'il y a des enfants, la garde des enfants ira automatiquement au père (pour des garçons de plus de 7 ans et pour des filles dès le début de la menstruation). La transmission basée sur le Shariah signifie que les épouses obtiendront seulement une petite partie de la propriété de leurs maris et une soeur obtiendra la moitié de ce qu'obtiendra son frère.

Des femmes canadiennes se sont vu rétorquées que la Loi d'arbitrage de 1992 a été passée afin de fournir à des citoyens l'occasion de résoudre des conflits mineurs par la médiation et ainsi d'épargner du temps pour les cours de justice [là bas aussi surchargées]. On leur a assuré que les femmes musulmanes au Canada n'avaient rien à craindre parce que les deux parties doivent entrer en arbitrage selon leur libre choix, et qu'il y a assez de limites pour sauvegarder les droits des femmes. Mais les arguments des femmes musulmanes arguant du fait que "le libre choix" est relatif quand vous dépendez psychologiquement, financièrement et socialement de votre famille, clan ou groupe religieux, semblent tomber dans les oreilles d'un sourd. La population des femmes musulmanes battues à l'abri de la "tolérance" canadienne semble être ignorée. Au Canada, les femmes musulmanes battues disent que leurs maris leur ont dit que c'est un droit donnée de Dieu de les frapper. Si la constitution irakienne telle qu'elle est ébauchée passe, les époux abusifs irakiens pourront ajouter "c'est mon droit constitutionnel de vous battre."

Une constitution irakienne est nécessaire, et le besoin d'urgence est évident, mais l'urgence est un mauvais argument pour payer le prix de voir passer une facture qui dépouillerait la moitié de la nation de ses droits. Dans Ontario, les minorités passent d'abord et les femmes en tant qu'individus après, vivant comme des citoyennes de deuxième classe et souffrant dans le silence.


* Mme. Hirsi Ali, un membre du parlement hollandais pour le parti libéral, est née en Somalie. Elle a pris le refuge dans les Pays Bas en 1992 pour échapper à un mariage disposé, et a eu les gardes du corps armés après réception des menaces de la mort des extrémistes musulmans.

woensdag 10 augustus 2005

10-8: La culture de la haine


Une nouvelle façon de cultiver: la culture de la haine.
Méthode naturelle... et révolutionnaire. (d'après une idée de Charly)
Les dessins de Steph Bergol

maandag 8 augustus 2005

8-8: La France de demain ?

zaterdag 30 juli 2005

L'islam enseigné aux enfants

Des livres pour enfants, vendus en France, n'ont d'autre but que de les préparer au djihad. Extraits.

La Voie du petit musulman (traduit en français par Badr Belamine, dessins de Yahia Abdou) n'est pas un livre d'histoire, mais une collection d'ouvrages pour enfants, numérotés de 1 à 6, dont l'ambition est de présenter « d'une manière pédagogique, complète et progressive, la connaissance de base de l'islam que doit acquérir l'enfant dans les domaines de la foi, la pratique de l'islam, la morale et la vie du Prophète », précise la quatrième de couverture. Une sorte de "catéchisme islamique", en somme.

Deux éditeurs se sont unis pour publier l'ensemble de cette série : Safir et Essalam, maison créée en 1983 « pour développer le savoir humain (...) et, surtout, servir et contribuer à la promotion de la culture arabo-musulmane », lit-on sur son site Internet. « Son objectif ultime est de participer à la création d'une véritable harmonie entre les différentes cultures du monde », qui garantisse la « coexistence pacifique entre les peuples ». Mais à lire la Voie du petit musulman, on se prend à douter que les mots aient le même sens des deux côtés de la Méditerranée.

Qu'il y soit question des rites que doivent accomplir les croyants, rien de plus convenu. Mais l'importance accordée par la Voie du petit musulman (tome 5) aux combats menés par Mahomet pour triompher des mécréants ne manque pas d'étonner : la grande bataille de Badr, celle d'Ohod, celle des Factions, la conquête de La Mecque, la bataille d'Hounaïne, celle de Mu'ta, celle de Tabouk. Tous ces récits, abondamment illustrés de combats, dessinent un islam conquérant, très éloigné de l'image qu'on en donne souvent. Un chapitre est intitulé "Le musulman est un combattant". On y découvre que « le combat est une obligation pour tout musulman. Le combattant s'emploie à défendre la Religion de Dieu ; s'il tombe martyr, il obtient le Paradis. Dieu nous ordonne de nous préparer au combat et de nous y tenir prêts en permanence ».

Les jeunes lecteurs apprennent également que « la force aide le musulman à servir Dieu. Dieu a ordonné aux musulmans de se doter d'une armée forte qui les protège et qui fait peur aux ennemis. (...) La force consiste aussi, pour le musulman, à maîtriser le maniement des armes ; le Prophète nous y a incités dans le récit suivant : "Dotez-vous contre eux du maximum de force que vous pouvez. Sachez que la force est dans le tir" » (cette dernière phrase est répétée trois fois). Ces propos guerriers sont heureusement compensés par l'affirmation que le musulman est indulgent...

La lecture du tome 6 de la Voie, destiné aux adolescents, n'est pas plus rassurante. Page 47 : « Dieu a garanti au combattant pour sa cause le Paradis s'il meurt et une belle récompense et un butin s'il reste vivant. Le combattant doit utiliser tous les moyens dont il dispose et se préparer sérieusement au combat même si son matériel de guerre est assez léger. (...) Dieu dit : "Préparez, pour lutter contre eux, toute la force dont vous disposez" (Coran Trad. 8/60) ». Page 49 : « Le combattant musulman s'efforce de porter des coups et de tuer l'ennemi avant d'être tué. Dieu dit dans le Coran : "... ils tuent et ils sont tués" (Coran Trad. 9/111). » Suit le récit de l'hommage rendu par Mahomet à l'un de ses valeureux fidèles mort au combat : « Le Prophète s'approcha de son corps et dit : "Il tue sept ennemis avant d'être tué, il est mien et je suis sien, il est mien et je suis sien !" Puis il prit son corps entre ses mains, lui fit creuser une tombe et l'y posa affectueusement. »

Le mérite de la mort en martyr pour la cause de Dieu.

À l'âge adulte, le lecteur de ces ouvrages pourra entamer la Voie du musulman, d'Aboubaker Djaber Eldjazaïri, et notamment le livre 5 sur les rapports sociaux, qui s'ouvre par un chapitre sur... le djihad ("la guerre sainte") : « Le mérite du djihad et de la mort en martyr pour la Cause de Dieu est exprimé en termes nets dans les annonces véridiques divines et dans les hadiths authentiques du Prophète (S. B. sur lui) qui font du djihad l'œuvre la plus méritoire et l'acte de dévotion le plus distingué. »

Tous les livres sur l'islam ne sont pas de la même eau, évidemment. Mais on peut se procurer la Voie du petit musulman sans aucune difficulté, en France. Dans des librairies musulmanes (présentes, pour certaines, au congrès de l'UOIF où nos exemplaires ont été achetés) ou sur Internet - y compris sur le site de la Fnac...

Fabrice Madouas

dinsdag 26 juli 2005

Perpétuité pour l'assassin de van Gogh

L'islamiste maroco-néerlandais, Mohammed Bouyeri, a été reconnu coupable de l'assassinat du cinéaste néerlandais Theo van Gogh dans un but terroriste. En principe, il finira ses jours en prison.

Le tribunal d'Amsterdam a condamné mardi à la réclusion à perpétuité un islamiste maroco-néerlandais, Mohammed Bouyeri, reconnu coupable de l'assassinat du cinéaste néerlandais Theo van Gogh dans un but terroriste.

"L'attentat terroriste contre Theo van Gogh a provoqué au sein de la société néerlandaise de graves sentiments de peur et d'insécurité", a déclaré le président du tribunal Udo Willem Bentinck. "L'accusé a juré lors du procès qu'il referait la même chose s'il était libéré (...) il n'y a donc qu'une seule peine adaptée à ce crime, la prison a vie", a ajouté le juge.

Hochement de tête
Sur le banc des accusés, Mohammed Bouyeri, vêtu d'une djellabah grise et d'un keffieh noir et blanc a hoché la tête. Il avait avoué avoir assassiné le cinéaste Theo van Gogh au nom de l'islam radical. Il est sorti du tribunal sans un regard pour la famille de sa victime, qui était assise dans la salle. Aux Pays-Bas, la prison à vie est appliquée à la lettre et à moins d'une grâce, rare, les condamnés doivent finir leurs jours en prison.

Le cinéaste et polémiste Theo van Gogh, connu pour ses critiques contre l'islam et la société multiculturelle, a été abattu puis égorgé alors qu'il faisait de la bicyclette dans une rue très fréquentée d'Amsterdam, le 2 novembre 2004. Mohammed Bouyeri a également été reconnu coupable de tentative de meurtre contre huits policiers ainsi que d'entrave au travail de la parlementaire néerlandaise Ayaan Hirsi Ali, qu'il avait menacée de mort dans un pamphlet poignardé sur le corps de Theo van Gogh. Il a quatorze jours pour faire appel.

vrijdag 22 juli 2005

Ces Français au cœur du terrorisme

Nicolas et Stéphane vivent à Shepherd's Bush et Oval, deux secteurs de Londres choisis par les terroristes pour semer la terreur, jeudi. Ils expliquent à tf1.fr ce qui a changé dans leur vie quotidienne.

Nicolas, 26 ans, cadre dans une société informatique : "Je ne peux plus rentrer chez moi, mon quartier est un lieu de crime"

J'habite à Londres depuis presque 4 ans et depuis un an à Shepherd's Bush. Ma petite amie et moi n'avons pas eu le droit d'accéder à notre rue depuis hier. Nous habitons à moins de 50 mètres de la station et d'après la police, notre rue est pour l'instant considérée comme "lieu de crime".

Hier soir, notre quartier était entièrement fermé par des dizaines de policiers, et un hélicoptère a survolé les rues de Shepherd's Bush pendant une bonne partie de la nuit. Il est possible que l'enquête soit plus poussée que prévu et qu'il faille passer tout le quartier au peigne fin et prendre des empreintes. Ce qui est étrange, c'est que la station de Shepherd's Bush (Hammersmith & City line) n'a rien d'une station bondée de monde, surtout à l'heure des attentats d'hier. Par ailleurs elle se trouve environ à 200 mètres d'une station de la Metropolitan Police...

La situation n'a pas...

Londres : quatre hommes recherchés

La police britannique a diffusé vendredi après-midi les images de quatre hommes activement recherchés après les attentats ratés de jeudi. Une arrestation, dont on ignore l'importance, a eu lieu lors d'une perquisition près de la station de métro de Stockwell, où un terroriste présumé avait été abattu par la police le matin même.

Au lendemain d'une nouvelle série d'actions terroristes à Londres, qui n'ont pas fait de victime (le blessé signalé était en fait un passager du métro ayant eu une crise d'asthme, selon une porte-parole de Scotland Yard), la police britannique a diffusé les images, prises par des caméras de surveillance, de quatre hommes fortement soupçonnés d'être les auteurs des attentats ratés.

L'un porte un sweat-shirt avec l'inscription "New York" et semble s'enfuir. Un autre est assis à l'étage de l'autobus 26 à bord duquel a été trouvée une bombe dans un sac à dos. Les deux derniers sont des hommes habillés de sombre. Les enquêteurs ont demandé aux personnes qui croiseraient l'un de ces quatre hommes de ne pas s'en approcher, mais de prévenir immédiatement la police.

Ces quatre photographies ont été dévoilées...

Quatre "tentatives d'explosion" à Londres

Quatre "tentatives d'explosion" sèment la panique à Londres

Deux semaines après les attentats qui ont fait 56 morts dans les transports de Londres, des tentatives d'explosions ont été commises, jeudi 21 juillet, dans trois stations de métro - Warren Street (nord), Oval (sud) et Shepherd's Bush (ouest) -, ainsi que dans un autobus à Hackney Road, dans l'est de la capitale. Ces quatres attaques semblent dessiner un cercle autour de Buckingham Palace et Hyde Park. Après avoir qualifié de "très sérieux" ces événements, Ian Blair a déclaré que la situation était en passe d'être "complètement sous contrôle".

DES INCIDENTS "TRÈS SÉRIEUX"
Le premier ministre Tony Blair, qui a interrompu ses discussions avec son homologue australien en visite à Londres, a indiqué lors d'une conférence de presse que ces incidents ne semblaient pas avoir fait de victime. De son côté, la police londonienne a fait état d'un blessé. M. Blair a néanmoins qualifié ces événements, qui ont un moment obligé la population londonienne à "rester là où elle se trouvait", conformément à une demande de Scoltland Yard, d'"incidents très sérieux".

Le chef de Scotland Yard, Ian Blair, faisant état d'"un faible nombre de victimes", a annoncé que les bombes utilisées étaient "plus petites" que celles du 7 juillet. Les attaques étaient "quasi simultanées", mais certaines bombes n'ont pas explosé comme elles l'auraient dû, a-t-il ajouté. Ian Blair a précisé que ce que la police avait dans un premier temps qualifié d'"incidents" était "quatre tentatives pour causer des graves explosions".

"AUCUNE TRACE D'AGENTS CHIMIQUES"...

zondag 17 juli 2005

La plaie de l'islam

Ayaan Hirsi Ali, 35 ans, musulmane devenue athée, députée néerlandaise. Cette Somalienne, amie du cinéaste assassiné Theo Van Gogh, est menacée de mort par les intégristes.

Par Nathalie DUBOIS - vendredi 15 juillet 2005

«Marcher dans la rue sans être reconnue», siroter un verre de Sancerre et... «s'amuser de la différence entre gardes du corps français et néerlandais». Au restaurant du grand hôtel parisien où elle a donné rendez-vous, la députée Ayaan Hirsi Ali déguste avec bonheur les dernières heures d'une semaine de semi-liberté dans la capitale française. Deux cerbères sont postés devant le salon où elle déjeune. Mais les voit-elle encore, depuis presque trois ans qu'elle vit sous protection rapprochée, vingt-quatre heures sur vingt-quatre ? Jeune, belle, noire, musulmane, excisée, demandeuse d'asile somalienne devenue, seulement dix ans plus tard, la star du Parlement des Pays-Bas, menacée de mort par les fondamentalistes depuis qu'elle a renié l'islam et craché sur le prophète Mahomet, le traitant de «tyran» et de «pervers» pédophile, Ayaan Hirsi Ali se décrit elle-même : «une aubaine pour les médias».

Cette année, elle est entrée au hit-parade des 100 people du magazine américain Time, et le Quai d'Orsay l'a sacrée «personnalité d'avenir». La «Salman Rushdie néerlandaise», comme la presse l'a un peu vite surnommée, a de quoi commencer à se sentir à l'étroit dans le naguère paisible petit royaume de la reine Beatrix. Insoumise est le titre choisi pour la sortie, en France, Italie et Allemagne, d'un best-of des textes qui l'ont rendue célèbre dans sa patrie d'adoption. Dernier en date, le script du film Soumission, qui a mis les polders à feu et à sang. Le 2 novembre 2004, son ami cinéaste Theo Van Gogh, réalisateur de ce court métrage sacrilège montrant des versets du Coran tatoués sur le corps à demi nu de femmes humiliées, violées et battues au nom d'Allah, était abattu et égorgé en pleine rue d'Amsterdam, par un jeune islamiste maroco-néerlandais. Un meurtre par procuration : la lettre fichée dans le cadavre prévient Ayaan qu'elle «se brisera en morceaux sur l'islam». Les autorités néerlandaises s'affolent : elle est «exfiltrée» et cachée soixante-quinze jours aux Etats-Unis. Avant de revenir, mi-janvier, au Parlement de La Haye pour déclarer d'une voix ferme : «Mesdames et messieurs, je continue.»

Toute fluette sur ses talons hauts, la voix douce mais le discours rageur. «Elle a un regard de biche et une détermination à faire froid dans le dos», dit un diplomate. «[L'assassinat de Van Gogh n'a fait que renforcer] mon intime conviction que la seule manière de formuler mes critiques repose sur une parole libérée», écrit Ayaan. Mais cette liberté dérange. Modèle d'intégration, Hirsi Ali reste un corps étranger. Aussi populaire qu'elle compte d'ennemis. La plupart des 900 000 musulmans des Pays-Bas détestent la brutalité de ses coups de boutoir contre l'islam. Quant à l'establishment politique, il s'agace qu'une étrangère s'acharne à démolir les derniers pans de la vitrine du modèle multiculturel néerlandais. Mais Hirsi Ali veut continuer «à gratter là où ça fait mal».

Femme traquée, déchirée par les contradictions et les ruptures, elle aimerait n'être que calme et «raison». Personne, défend-elle, n'a le droit de réduire son combat à une revanche personnelle. Son espoir, pourtant, est que «les jeunes musulmanes des Pays-Bas qui ont encore une petite lumière dans les yeux n'aient pas à vivre la même chose qu'[elle]». A 35 ans, toute sa force et son aura lui viennent du sort auquel elle a échappé : l'enfermement dans la Cage aux vierges puis l'Usine à fils, titres de ses premiers livres. Son père, qui l'a mariée de force, puis reniée, reste un héros qu'elle vénère et adore. Leader de l'opposition au dictateur communiste somalien Siyad Barre, il a été éduqué en Europe et aux Etats-Unis, sans cesser d'être un musulman très pratiquant, qui prendra quatre épouses. «Il a littéralement ouvert mon esprit, en obligeant ma mère, très rigoriste, à nous scolariser, ma soeur et moi», raconte Ayaan. Et c'est à son insu que leur grand-mère la fait exciser à 5 ans.

Quand le père fuit la Somalie en 1976, la famille s'exile sur ses traces : Arabie Saoudite, Ethiopie, Kenya. Contrairement à sa cadette rebelle, qui brave les coups maternels pour porter des jupes courtes, Ayaan est sage. A l'école islamique de Nairobi, elle se met à porter le voile et «des habits noirs par-dessus [son] uniforme». Fascinée par sa professeure de religion, elle veut «se rapprocher de Dieu» : «La soumission à la volonté d'Allah était la clé de tout.» «J'ai eu de la chance que mon père ne vive pas avec nous à l'époque. Sinon, j'aurais sûrement été mariée à 16 ans, un âge où je n'aurais pas pu m'enfuir.»

La chance de fuir, elle la saisit à 22 ans, lorsque sa famille la marie à un cousin émigré au Canada. Le temps que son visa soit prêt, Ayaan doit attendre en Allemagne, chez des membres du clan. Au bout de deux jours, elle saute dans un train pour les Pays-Bas, et demande l'asile. Suit un parcours exemplaire d'intégration. Qu'elle envoie à la tête des immigrés ressassant «leur insupportable discours de victimes». «On peut s'enfermer dans le ressentiment ou décider de s'en sortir par soi-même», dit la députée, entrée en politique à gauche pour virer à droite toute, dans les bras du parti libéral VVD. Au lieu de vivre des allocations, elle a fait des ménages, servi d'interprète dans des centres sociaux. Et, lorsque l'agence pour l'emploi néerlandaise borne son horizon à un diplôme de comptabilité, elle se rebelle et entre à l'université de Leyde pour étudier les sciences politiques.

Aux Pays-Bas, Ayaan a vite tourné le dos à la religion, sans rompre ouvertement avec l'islam. «Par peur de perdre ma famille», explique-t-elle. Les attentats du 11 septembre 2001 sont le «tournant capital» qui déclenche le réexamen de sa foi. Non seulement elle se déclare publiquement athée, mais lance sa croisade contre une religion «arriérée», «porteuse de fanatisme, de violence et de haine». Son premier livre, en 2002, exhorte les musulmanes à se libérer du joug subi au nom du Coran. Les menaces de mort commencent et ne cesseront plus.

Convaincue que «l'islam n'est pas compatible avec les présupposés de l'Etat de droit occidental», Ayaan rompt avec le Parti travailliste. Elle accuse la gauche de rester dans le politiquement correct et le relativisme culturel. Et se fait enrôler par la droite libérale, trop contente de récupérer cette candidate de choc. Au Parlement depuis deux ans et demi, qu'a-t-elle fait avancer ? Pour sa collègue Mirjam Sterk, chargée de l'intégration au Parti chrétien-démocrate, Hirsi Ali «a certainement contribué à mettre des thèmes à l'agenda politique. Mais elle court quelquefois plus vite qu'elle ne devrait...» Sa proposition de loi contre l'excision visant à un contrôle médical annuel de toutes les fillettes musulmanes vient de s'échouer sur l'écueil juridique de la discrimination ethnique. Au Bureau national de lutte contre la discrimination (LBR), Leyla Hamidi est plus sévère : «Pour aider les musulmans, il faut les avoir avec soi. En choisissant la confrontation, elle s'est totalement coupée des gens qu'elle veut atteindre.» Dans ses nouveaux atours d'icône mondiale de la résistance à l'islam, Ayaan Hirsi Ali ne nie pas que son influence s'est limitée jusqu'ici aux Occidentaux. Mais elle s'est assignée un rôle : «Réveiller les gens et les maintenir éveillés...»

Liberation

zaterdag 16 juli 2005

Jihad

Alors que le terrorisme musulman vient de frapper à Londres, l'UOIF continue à publier des appels à la haine et au meurtre sur son site internet

Une fois de plus, les islamistes de "l'islam de France" soutenus par Sarkozy et Villepin continuent leur takia. Condamnation de principe des attentats, mais publication sans aucune réserve de versets coraniques appelant à tuer les "infidèles". Ces complices du Hamas palestiniens n'ont vraiment aucune honte !

Lire a suit...

L'assassin de Théo Van Gogh

De l'imam de Vénissieux à l'assassin de Théo Van Gogh en passant par le gourou de l'UOIF

Les juges du tribunal correctionnel de Lyon ont relaxé l'imam Bouziane au prétexte que, finalement, « dans son for intérieur », il avait bien le droit de penser qu'il fallait battre son épouse au nom de l'islam et du Coran, et il avait même le droit de le dire à des journalistes. Les juges n'y ont vu aucune « incitation à la haine et à la violence ». Aux Pays-Bas, Mohammed Bouyeri, accusé d'avoir sauvagement assassiné le cinéaste Théo Van Gogh, affirme avoir agi « au nom de sa religion », la même que celle de Bouziane, et lui aussi dans son for intérieur. Mais Al Qaradawi, l'idéologue en chef de l'UOIF, n'a rien à envier à nos deux « islamistes ». Verbatim.
Mardi 12 juillet, Mohammed Bouyeri déclare devant ses juges :

« J'assume pleinement mes responsabilités. J'ai agi purement au nom de ma religion. »

« Je peux vous assurer que si je venais un jour à être libéré, je referais exactement la même chose, exactement la même chose ».

S'adressant à la mère de Théo Van Gogh :

« Vous êtes la seule personne devant laquelle je me sens une quelconque obligation (...), mais je ne ressens pas votre peine car vous êtes une infidèle. »

« J'ai agi par conviction, et non pas parce que je hais votre fils. »

Mohammed Bouyeri précise qu'il « aurait fait de même » avec son propre père si celui-ci avait insulté le « prophète ».

(Propos rapportés par Le Monde et AFP).

Insulté le « prophète » Mahomet ? Tiens, justement, les mêmes juges lyonnais - ceux-là qui ont relaxé Bouziane - ont condamné à trois mois de prison avec sursis et 15.000 (quinze mille) euros d'amende le webmaster d'un site satirique qui avait, selon l'acte d'accusation, « insulté les musulmans et l'islam ». Etrange similitude de punition du « délit de blasphème » !

Les Bouziane et les Bouyeri tiennent le même discours : leur Coran - le même que celui de tous les musulmans - autorise le musulman à battre son épouse en cas de soupçon même infondé, à combattre les infidèles jusqu'à la mort, et à tuer celui qui s'oppose à l'islam. Les premiers incitent par leurs discours les seconds, qui passent à l'acte.

Tout comme le cheikh Al Qaradawi, chef spirituel de l'UOIF, justifie les attentats-suicides en Israël ou la mise à mort de l'apostat en terre d'islam. Au demeurant, la filiale française des Frères Musulmans publie sur son site internet, et sans aucune précaution oratoire, les appels à la haine, à la violence et au meurtre du Coran, et affiche fièrement son obédience au Conseil Européen de la Fatwa et de la Recherche [sic] présidé par Al Qaradawi. Lequel Al Qaradawi enseigne dans la madrassa de l'UOIF dans le Morvan et en dirige les études.

Bien entendu, l'UOIF qui par ailleurs loue les chefs terroristes du Hamas palestinien et couvrent son financement via le CBSP et l'opération « 101 jours » d'Al Qaradawi - encore lui - n'incite pas à la haine et à la violence, selon nos ministres qui font ami-ami avec elle. Nicolas Sarkozy voit même en cette filiale de l'internationale terroriste des Frères Musulmans un « islam de France » qu'il oppose à l'« islam en France » de Bouziane.

Des juges de Lyon aux ministres de la République, on marche sur la tête, me direz-vous. Oui, assurément.

http://www.france-echos.com
Francis Percy Blake
blake@france-echos.com

zaterdag 11 juni 2005

Lang irréversiblement dhimmi

Comme quoi il continue sa politique pro-islamique comme face à A.H.A. Se serait-il secrètement converti à la RATP ?

Jack Lang écrit une lettre à l'ambassadeur américain en France afin de demander aux Etats-Unis la fermeture de Guantanamo

AFP - Paris. Le député socialiste Jack Lang, a écrit vendredi à l'ambassadeur des Etats-Unis en France pour réclamer la fermeture du centre de Guantanamo et de "tous les autres centres de détention arbitraire sous contrôle américain", selon un communiqué. Dans cette lettre, M. Lang exprime sa "profonde indignation devant le sort qui serait réservé aux détenus du camp de Guantanamo et des autres camps américains dont l'existence reste tenue secrète".

"Selon des sources diverses et concordantes, des cas de torture à l'encontre des prisonniers de ces camps auraient été constatés", indique le député. "Si ces faits étaient établis, ils constitueraient une atteinte grave aux Droits de l'homme en contradiction complète avec le droit international et avec les principes démocratiques qui sont censés guider la politique du gouvernement des Etats-Unis", poursuit-il.

Jack Lang "conjure le gouvernement des Etats-Unis de procéder à la fermeture de ces camps de détention arbitraire et de poursuivre les auteurs d'humiliations, d'exactions devant la justice". Il demande également "de traduire, s'il y a lieu de le faire, les prisonniers du camp de Guantanamo et des autres camps de détention devant un tribunal impartial afin qu'ils bénéficient du droit à un procès équitable".

La source et les réactions...

Website Jack Lang

Les religions sont anti-femmes

L'Express du 06/06/2005
Taslima Nasreen

propos recueillis par Anne Vidalie

Ecrivain et militante, la Bangladaise Taslima Nasreen se fait l'avocate de la laïcité. Pas seulement dans les pays musulmans

En 1994, Taslima Nasreen, 43 ans aujourd'hui, a dû laisser derrière elle son pays, le Bangladesh, sa famille et son métier de gynécologue pour échapper à une fatwa lancée contre elle par des fondamentalistes musulmans. Sa faute: avoir osé s'élever contre l'oppression des femmes.

Vous êtes venue à Paris pour défendre les droits des femmes dans le cadre de la Semaine mondiale de l'éducation. Mais votre première cible reste la religion...

Toutes les religions, sans exception, sont fondamentalement anti-femmes. Elles vont à l'encontre de la liberté et des droits des femmes, qu'elles oppriment, au même titre que la tradition, la culture, les coutumes et le système patriarcal. Je m'en prends particulièrement à l'islam parce qu'il s'oppose à la démocratie, aux droits de l'homme et à l'émancipation des femmes. Dans les pays musulmans, la situation est pire qu'ailleurs, faute de séparation claire de la religion et de l'Etat. La loi y est fondée sur la religion, ce qui est la source de tous les maux des femmes.

Pourtant, n'assiste-t-on pas à un retour en force des religions, aux Etats-Unis comme au Moyen-Orient?

Il est extrêmement alarmant de constater que certains Etats américains s'opposent à l'enseignement de la théorie de l'évolution et promeuvent le créationnisme (voir ci-contre). C'est un dangereux retour en arrière! Là comme ailleurs, la religion est un outil et une arme entre les mains des dirigeants pour maintenir le peuple dans l'ignorance. Quant au fondamentalisme contre lequel les Etats-Unis sont en guerre, il ne faut pas oublier que ce sont eux qui l'ont engendré et encouragé dans leur propre intérêt, à l'époque de la guerre froide! Maintenant que l'Union soviétique est morte, ils essaient de combattre l'islamisme et d'imposer la démocratie et les droits de l'homme à coups de bombes. Ils font fausse route. C'est le contraire qui se produit: des musulmans modérés versent dans l'extrémisme. Pour progresser, la démocratie et les droits de l'homme doivent s'appuyer sur des mouvements laïques internes aux pays musulmans.

L'émancipation des femmes est-elle possible dans le cadre d'un Etat islamique?

Non, je ne le pense pas, contrairement à Shirin Ebadi [avocate iranienne, Prix Nobel de la paix 2003]. Le Coran dit clairement que les hommes sont supérieurs et les femmes inférieures. On ne peut pas donner une interprétation positive de pareilles affirmations! Pour être libres, les musulmanes n'ont d'autre choix que de s'affranchir de la religion et du système patriarcal. Une société fondée sur l'égalité et la justice passe par la séparation claire de la religion et de l'Etat. L'éducation, l'Etat et le système politique doivent être laïques. La religion est une affaire de croyance individuelle et de liberté personnelle.

donderdag 9 juni 2005

La tolérance néerlandaise

Le Monde Diplomatique
Par Marie-Claire Cécilia
Université Charles-de-Gaulle - Lille -III, études néerlandaises.

Dans un pays paisible, considéré comme le « royaume de la tolérance », l'assassinat du polémiste Theo van Gogh par un islamiste radical, le 2 novembre 2004, a provoqué de fortes tensions intercommunautaires. Toutefois, en se cantonnant au rejet ou à la défense de l'islam aux Pays-Bas, le débat qui s'est engagé prend le risque de présenter les immigrés comme des facteurs de troubles et d'insécurité et non comme les victimes d'un système social injuste.

A suivre ici...

maandag 6 juni 2005

Une simple intervention

Merci chér Hirsi je suis marocain d'origine musulman et je reste musulman quand meme, je respecte bcp tes avis et opinions, nous sommes au 21eme siécle nous devons comprendre l'un et l'autre merci d'être actif pour la femme marocaine ce les hommes ne peuvent pas faire, tu es vraiment une femme de fer, tu ne regrete rien.

je te continue ....

un marocain

donderdag 2 juni 2005

Les Néerlandais ont rejeté

Les Néerlandais ont rejeté massivement la Constitution européenne

Les Pays-Bas ont infligé un nouveau coup, peut-être fatal, à la Constitution européenne, trois jours après le non français, en rejetant massivement le projet de traité, mercredi 1erjuin, lors d'un référendum où le non l'a emporté avec 61,6 % des voix, selon les résultats définitifs non officiels.

Ce rejet par un deuxième pays fondateur de l'Union européenne après la France ne doit pas empêcher "le processus de ratification de continuer", a déclaré le président en exercice de l'UE, le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, tout en se disant "inquiet" quant à l'issue du référendum prévu le 10 juillet dans son pays.

Le premier ministre néerlandais, Jan Peter Balkenende, s'est dit "très déçu" mais a promis de respecter la volonté de ses concitoyens d'autant que le taux de participation s'est élevé à 62,8 %, selon les résultats collationnés par l'agence de presse ANP avec les chiffres des bureaux de vote. Les résultats officiels ne doivent être publiés que lundi.

Le taux de participation est donc de près de 24 points supérieur à celui des élections européennes de juin 2004, attestant de la mobilisation des quelque 11,6 millions de Néerlandais.

Les principaux partis avaient dit qu'ils tiendraient compte de ce référendum consultatif si la participation dépassait 30 %. Un débat aura lieu jeudi au Parlement à La Haye en présence du premier ministre Balkenende.

"C'EST UN SIGNAL CLAIR"
"Le peuple néerlandais a donné hier le coup de grâce à la Constitution européenne", estimait le quotidien Algemeen Dagblad (centre droit) dans son édition à paraître jeudi. Le chrétien-centriste Trouw évoquait "une gifle pour le gouvernement et pour la grande majorité des députés", et le populaire De Telegraaf, premier tirage du pays, parlait d'une "punition sévère imposée à l'ordre établi".

"C'est un signal clair et que nous ne pouvons pas nier", a admis M. Balkenende.

Aux Pays-Bas, dans le camp du non, l'heure était à l'euphorie. A Amsterdam, de 200 à 300 militants du Parti socialiste (SP), une petite formation très à gauche, ont sauté de joie, s'étreignant et criant leur satisfaction à l'annonce des résultats. "Nous nous réjouissons que les Néerlandais n'aient pas plié devant l'épouvantail brandi par le gouvernement", a dit, pour sa part, Mat Herben, député de la Liste Pim Fortuyn (LPF, populiste, opposition), l'un des plus fervents militants du non.

Le camp hétéroclite du non rassemble les protestants les plus rigoristes, la LPF, le Parti socialiste, et le député d'extrême droite Geert Wilders, soit seulement 22 des 150 sièges du Parlement.

Du côté des partisans du oui, l'heure était à l'autocritique et aux moyens de combler le "gouffre" entre la population et la classe politique, majoritairement favorable à la Constitution.

"Le non est un signal aux politiques pour dire : 'arrêtez-vous et écoutez-nous'", a déclaré Maurice de Hond, directeur d'un des principaux instituts de sondage des Pays-Bas.

CRAINTES MULTIPLES
Selon les sondages, les Néerlandais redoutent une dissolution de leur petit pays dans l'Europe élargie, et une intervention de Bruxelles sur des dossiers comme la politique libérale en matière de drogues douces, le mariage ouvert aux homosexuels ou l'euthanasie autorisée sous condition.

Ils voient une preuve de la malhonnêteté des politiques dans l'aveu de l'ancien directeur de la Banque centrale néerlandaise selon lequel le florin avait été sous-évalué par rapport au deutschemark lors du passage à l'euro.

Parmi les autres raisons du non figurent la crainte de l'étranger et une possible adhésion de la Turquie.

"J'ai voté non car je n'ai pas confiance dans le gouvernement", déclarait un retraité de 65 ans dans un bureau de vote du centre d'Amsterdam. Il se disait aussi mécontent de l'élargissement de l'UE à 25 pays, refusant notamment "les Polonais, à 98 % très catholiques et superstitieux".

Le non ne fera toutefois pas tomber le gouvernement de La Haye, à la différence de ce qui s'est passé à Paris mardi. En effet, quelque 80 % des élus soutenaient le oui, et c'est le Parlement, contre l'avis du gouvernement, qui était à l'origine du référendum.

Quelque 58 % des Néerlandais estiment que ce non massif ne doit pas entraîner de conséquences pour le gouvernement, selon un sondage réalisé mercredi soir.

Ce référendum était le premier à l'échelle nationale en quelque deux cents ans d'histoire moderne du royaume.

LE PROCESSUS DE RATIFICATION EN QUESTION
Plusieurs leaders européens semblaient circonspects quant à la suite de la construction européenne. Pour le ministre des affaires étrangères britannique, Jack Straw, ce vote pose "de sérieuses questions" sur la direction que doit prendre l'UE. Le chef de la diplomatie britannique s'est bien gardé de demander la poursuite du processus de ratification du traité constitutionnel. Et il n'a rien dit sur le maintien ou non du référendum sur ce sujet prévu en Grande-Bretagne au printemps 2006.

Le président français, Jacques Chirac, dont les compatriotes ont voté non à 54,67 %, a parlé de "fortes préoccupations" exprimée par les électeurs sur le projet européen. Mais le chancelier allemand, Gerhard Schröder, a, en revanche, estimé que "le processus de ratification doit continuer".

"Il faut constater que l'Europe ne fait plus rêver. On n'aime pas l'Europe telle qu'elle est", a déploré le président en exercice de l'UE, le premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, lors d'une conférence de presse commune avec le président de la Commission européenne, José Manuel Durao Barroso, et celui du Parlement européen, Josep Borrell. "Je reste néanmoins d'avis que le processus doit pouvoir continuer dans les autres pays. Nous voudrions que les autres pays aient la possibilité de se livrer avec la même intensité au même débat" que les Néerlandais et les Français, a ajouté M. Juncker.

D'autres chefs d'Etat européens ont également manifesté leur volonté de poursuivre le processus de ratification, par exemple en République tchèque.

Ce n'est pas l'avis du vice-président du conseil italien, Giulio Tremonti. La Constitution européenne, "telle qu'elle a été résentée et gérée est finie", a estimé, tôt jeudi matin, M. Tremonti. "Après un vote populaire comme ce qui s'est passé en France et aux Pays-Bas, je pense que le processus sur ce texte est terminé. Je ne vois pas d'alternative, techniquement ou politiquement. On peut continuer à voter (pour ratifier le texte), mais à la base, il manque le vote d'un grand pays fondateur comme la France" , a-t-il ajouté.

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maandag 30 mei 2005

La France rejette nettement le traité constitution

La France rejette nettement le traité constitutionnel

Celon les résultats partiels du ministère de l'intérieur publiés à minuit, le non au référendum sur la Constitution européenne obtient 55,18 % des voix, contre 44,82 % pour le oui. L'abstention s'élève à un peu plus de 30 %.

"L'Union européenne va continuer à fonctionner sur les bases des traités actuels", a dit le président Jacques Chirac, peu après l'annonce des premières estimations. Il a assuré qu'il entendait défendre les intérêts de la France au sein des instances européennes "en tenant compte du message des Françaises et des Français". Réaffirmant sa volonté de donner "une impulsion nouvelle et forte à l'action gouvernementale", Jacques Chirac s'est engagé à faire "part dans les tout prochains jours [au peuple français] de [ses] décisions concernant le gouvernement et les priorités de son action".

Peu après, le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy a, à son tour, pris la parole, analysant ce vote comme un appel "à des remises en cause profondes, rapides, vigoureuses". Les Français "nous pressent d'en finir avec nos immobilismes, avec nos frilosités, ou tout simplement avec nos habitudes, pour faire bouger le pays et le remettre en mouvement sans tarder", a-t-il insisté.

Nicolas Sarkozy a invité la droite à mettre à profit les 22 mois qui restent avant l'élection présidentielle de 2007 pour "fonder un nouvel espoir". "Il nous faut décider d'un programme d'action innovant, courageux, ambitieux", a-t-il dit. "Cela suppose (...) un tournant majeur dans nos politiques économique et sociale. Il n'y a pas de fatalité, le plein-emploi n'est pas un objectif inaccessible puisque d'autres pays en Europe ont sul'atteindre" , a encore déclaré M. Sarkozy.

De son côté, le premier secrétaire du PS, François Hollande, a déclaré que "le rejet du traité", qu'il a dit "regretter", signifiait "le rejet du pouvoir". "Les Français ont exprimé (...) leur colère et leur exaspération" à l'égard du chef de l'Etat, qui, estime M. Hollande, "a refusé d'entendre les messages qui lui avaient été adressés" lors des précédents scrutins. Il a qualifié le vote non de "décision politique majeure grave pour l'Europe", souhaitant que celle-ci ne soit pas "la victime du désordre intérieur français".

Pendant la campagne référendaire, les socialistes ont eu "d'autant plus de mal à se faire entendre que leur parti s'est divisé, certains s'affranchissant de la règle commune", a-t-il souligné, visant Laurent Fabius, Jean-Luc Mélenchon et Henri Emmanuelli. Mais M. Hollande a appelé au rassemblement de la gauche "qui a voté oui et qui a voté non" derrière "un projet crédible et mobilisateur" pour 2007. "C'est aux socialistes français d'être là pour leur pays, pour lui donner une perspective, un sens, une direction, un espoir, et pour la gauche, de la faire gagner sur un projet qui devra être crédible, mobilisateur et sincère", a-t-il poursuivi.

Enfin, François Bayrou, le président de l'UDF, a demandé à Jacques Chirac "d'organiser la consultation nécessaire" et la "confrontation des forces vives", estimant qu'un changement de premier ministre n'était pas une réponse suffisante après la victoire du non au référendum. "La réponse à une crise de cette ampleur exige une démarche nouvelle, une rupture avec ce qui s'est fait jusqu'à ce jour", a-t-il estimé. "Il faut tout mettre sur la table après un désaveu aussi brutal. Ce dont nous avons besoin, c'est d'une refondation de la République et de la démocratie française", a-t-il encore déclaré.

Une enquête TNS-Sofres réalisée à la sortie des urnes montre l'importance du non à gauche. 59 % de électeurs traditionnels du PS se seraient prononcés contre le traité, alors que 76 % des sympathisants UMP et UDF l'auraient soutenu.

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dinsdag 24 mei 2005

Il faut que les politiques se saisissent du Coran

Ayaan Hirsi Ali - "Il faut que les politiques se saisissent du Coran"

Courrier International 12/5/2005

Ayaan Hirsi Ali est née en Somalie, mais elle est députée au Parlement néerlandais depuis janvier 2003. Aujourd'hui, elle vit protégée en permanence par la police néerlandaise après avoir reçu des menaces de mort en raison de ses prises de position contre l'islam. Elle est en effet devenue célèbre aux Pays-Bas pour avoir condamné l'oppression dont étaient victimes les femmes musulmanes.

La première question qu'on a envie de vous poser depuis la France est la suivante : que pensez-vous de la loi qui interdit le port du voile dans les écoles ?

Lire a suite...

dinsdag 17 mei 2005

En Français

Un projet d'assassinat de la députée néerlandaise d'origine somalienne Ayaan Hirsi Ali, scénariste du film critiquant l'islam de Theo van Gogh, a été découvert dans le cadre des enquêtes sur l'assassinat du réalisateur, selon le parquet national néerlandais .....
Un autre projet de meurtre

Ayaan Hirsi Ali aurait pu être assassinée

L'assassinat du cinéaste Theo Van Gogh

Encyclopédie Ayaan Hirsi Ali

Encyclopédie Theo van Gogh

Le problème, c'est le Prophète et le Coran

Lees hier de Nederlandse vertaling...

Photo: © Jean-Paul Guilloteau/L'Express

Ayaan Hirsi Ali, députée libérale néerlandaise. Son combat contre l'emprise de l'islam a pris un tour tragique depuis l'assassinat du cinéaste Theo Van Gogh.

propos recueillis par Jean-Michel Demetz

Son héros a pour nom Spinoza, un autre «allochtone» exclu, lui, voilà plus de trois siècles de la communauté juive d'Amsterdam pour ses positions ratio-nalistes et sa défense du libéralisme. Née en Somalie, Ayaan Hirsi Ali a fui à 22 ans pour échapper à un mariage forcé. Réfugiée aux Pays-Bas, vieille terre d'accueil, cette musulmane en a adopté les valeurs libérales au point de devenir une jeune députée à La Haye et de s'affirmer athée. Pour avoir travaillé dans les services sociaux du royaume, elle connaît, de l'intérieur, les horreurs tolérées à l'encontre des femmes au nom du multiculturalisme. Son combat contre l'emprise de l'islam a pris un tour tragique depuis le 2 novembre 2004, date de l'assassinat par un radical islamiste du cinéaste Theo Van Gogh, coauteur avec elle de Soumission. Menacée de mort, elle sait qu'elle est peut-être en sursis. Ce qui la rend grave, insolente, ironique. Tout simplement plus libre

On sait que vous êtes menacée de mort depuis l'assassinat de Theo Van Gogh et que vous êtes obligée de vous protéger. Comment vivez-vous?

Je vis sous la protection de gardes du corps vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Une chambre a été aménagée pour eux dans mon appartement. Je ne suis jamais seule. La publicité autour de mon histoire a bouleversé ma vie quotidienne. Je suppose que cela l'a rendue plus intéressante... Après la mort de Theo, on m'a fait partir le 8 novembre pour les Etats-Unis, où j'ai séjourné dans les environs de Boston, d'abord, puis en Californie. Je suis rentrée le 18 janvier aux Pays-Bas. Il fallait laisser du temps à la justice pour déterminer si les menaces dont je fais l'objet émanent d'un seul individu ou, comme on l'a vérifié depuis, d'un groupe.

«Sortir au grand jour, pour une musulmane, c'est braver les risques de la liberté» Photo: © Jean-Paul Guilloteau / L'Express

Ayaan Hirsi Ali, députée libérale néerlandaise. Son combat contre l'emprise de l'islam a pris un tour tragique depuis l'assassinat du cinéaste Theo Van Gogh.

Pourquoi êtes-vous une cible?

Je suis devenue apostate: je ne crois plus en Dieu depuis les attentats du 11 septembre 2001. Aux yeux des fondamentalistes qui me menacent, cela justifie ma mise à mort. Ils me reprochent d' «insulter» le Prophète, de dire que l'islam opprime les femmes, de «collaborer avec l'ennemi», c'est-à-dire les non-musulmans.

Savez-vous pourquoi Theo Van Gogh a été assassiné?

Le message de l'assassin est clair: voyez ce que nous faisons quand on touche à l'islam, quand on critique l'islam! C'est aussi l'illustration de ce qui se passe quand on autorise des mouvements radicaux à prendre racine et à se développer. C'est un avant-goût de ce que ce que l'avenir peut réserver aux Pays-Bas comme au reste du monde. Le débat entre la sécurité et la liberté ne fait que s'ouvrir.

La liberté, est-ce pour autant la provocation? Vous avez quand même traité Mahomet de terroriste et de pervers...

Je ne le regrette pas. C'était dans un entretien accordé au quotidien Trouw, à propos des Dix Commandements. Oui, le Prophète a dit qu'il n'y avait qu'une et unique vérité et au nom de cette unicité a détruit toute liberté d'expression. Oui, le Prophète a désiré et volé Zaïnab, la femme de son disciple, qu'il a épousée en prétendant qu'il le faisait avec la bénédiction de Dieu. Oui, il est tombé amoureux d'Aïcha, la fille de son meilleur ami, quand elle avait 9 ans et a refusé d'attendre qu'elle ait atteint la puberté. Le Prophète a demandé la main de la petite fille à 6 ans et le mariage a été consommé quand elle a eu 9 ans: dans nos sociétés occidentales, c'est ce qu'on appelle un pédophile. Cela ne relève pas seulement de l'Histoire: aujourd'hui encore, des musulmans veulent épouser des petites filles en prenant exemple sur le Prophète, ce modèle de moralité. Il est légal d'épouser une petite fille de 9 ans en Iran. Au Pakistan, cela arrive tout le temps. En 2001, le gouvernement marocain a demandé aux autorités néerlandaises d'abaisser l'âge du mariage, pour les filles, de 18 à 15 ans pour être conforme au droit islamique. [NDLR: En décembre 2004, le Maroc a repoussé finalement l'âge du mariage à 18 ans.]

Ce qui s'est passé aux Pays-Bas peut-il se produire ailleurs en Europe?

Bien sûr. En France, par exemple. Mais les musulmans qui pensent comme moi ne parleront plus désormais parce qu'ils ont peur. Je veux faire une exposition artistique sur Soumission avec des mannequins: aucun musée ou galerie n'est désormais prêt à l'accueillir.

«Beaucoup d'Européens s'interrogent aujourd'hui sur la question de l'islam. N'ayez pas peur de la controverse!» Photo: © Jean-Paul Guilloteau/L'Express

Diriez-vous que l'islam est une religion, une culture arriérée?

On m'a posé la question en Hollande. Si vous le mesurez à l'aune des valeurs occidentales, oui, l'islam est arriéré. Prenez la place de l'individu par rapport à sa communauté, la place de la femme, la place de la connaissance. Cela relève des faits, pas de l'opinion. D'ailleurs, des rapports sur le monde arabe par les Nations unies le confirment.

Dans votre livre, Insoumise (Robert Laffont), vous écrivez ceci: «Depuis l'assassinat de Theo Van Gogh, je suis intimement convaincue que la seule manière de formuler mes critiques repose sur une parole libérée.»

Parler librement est en effet le seul moyen de mettre au jour le fardeau de l'islam, et d'abord pour les musulmans. Plus on le fera, plus on leur permettra de réfléchir sur leur religion - ce qui est tabou dans l'islam. 1,2 milliard de musulmans ne peuvent voir qu'une seule vérité, celle que le Prophète a permise.

Mais il existe des islams différents, plus ou moins stricts selon les pays...

C'est une supposition erronée. En Hollande, nous aurions ainsi l'islam des polders, plus consensuel, en Amérique latine l' «islam-salsa», en France un islam... du vin. Ce n'est pas vrai! C'est ce que nous souhaiterions, mais ce n'est pas la réalité. Si on définit l'islam comme la religion fondée par le Prophète et expliquée par le Coran, et plus tard les hadiths, alors il n'y a qu'un seul islam, qui dicte un cadre moral. Cela dit, oui, il y a des musulmans, ici ou là, qui ne veulent pas respecter la totalité des préceptes - les alévis turcs, certains musulmans de France boivent du vin - mais il y a toujours le risque de les voir confrontés à la pression des fanatiques qui les interrogent sur leur observance. Or, ces derniers ne peuvent que gagner, car le Coran est très clair sur les commandements. C'est pourquoi il faut adopter une perspective historique et reconnaître que l'humanité s'est développée et a beaucoup appris depuis le VIIe siècle. C'est à cette condition qu'il y aura un nouveau mouvement.

L'islam ne connaît-il donc pas d'exégèse et de critique interne?

Non, à cause de la figure du Prophète. C'est la raison pour laquelle je suis un danger pour ceux qui veulent me tuer. Car, même si je reconnais qu'à l'époque le Prophète a mis fin à l'enterrement des petites filles vivantes, mis en place un système de protection des pauvres, uni les tribus, créé une immense civilisation, je le mets quand même en cause. Or, à leurs yeux, il est le guide moral infaillible.

Le problème pour vous, c'est l'islam plus que l'islamisme...

Oui. Le problème, c'est le Prophète et le Coran.

Il n'y a donc pas de cohabitation possible entre l'islam et l'Occident.

C'est ce que je dis. Mais la cohabitation est possible avec les musulmans qui peuvent critiquer le cadre moral que la religion leur impose. A tous ceux-là, je lance: «Voulez-vous vraiment suivre intégralement la pensée du Prophète?» Certains musulmans éclairés sont prêts à cette réflexion. C'est ce que je vais dire au recteur Boubakeur, de la Grande Mosquée de Paris. Je ne crois pas en un mouvement qui prétend libéraliser l'islam sans remettre en cause le Prophète et le Coran. C'est absurde. C'est comme redécorer la maison et rester en dehors. La critique de l'islam ne peut venir que des musulmans d'Occident. Car seul l'Occident offre ce contexte de liberté. Si j'avais tenu ces propos dans n'importe quel pays musulman, je serais morte depuis longtemps déjà.

A la lecture de votre livre, on est frappé par le conservatisme des femmes. C'est votre mère qui refuse que vous alliez à l'école, votre grand-mère qui impose l'excision, contre l'avis de votre père...

Oui. Parfois, ce sont les sœurs, les nièces qui veillent au respect de ces traditions. Il y a une part de masochisme. Mais aussi de peur. Sortir au grand jour, pour une musulmane, c'est braver les risques de la liberté. Que l'homme - le père, le mari, le frère - veille à votre existence matérielle, c'est très réconfortant, en théorie. Nombre de femmes en Occident veulent, par exemple, chercher leur mari librement, mais elles ne savent pas comment faire et se retrouvent contraintes de retourner vers leur famille, qui peut arranger un mariage.

Qu'avez-vous pensé en voyant les présumés terroristes aux Pays-Bas remis en liberté?

En France, vous avez subi de nombreux attentats. Ces épreuves vous ont conduits à mettre en place des tribunaux où les preuves sont présentées aux juges et aux avocats, mais gardées secrètes pour protéger les sources. Nous n'avons malheureusement pas un tel système. Je pense que nous devrions suivre le modèle français.

Pourquoi avez-vous quitté le parti social-démocrate pour rejoindre les rangs du parti libéral VVD?

Parce que la gauche est exactement comme les musulmans! Je voulais mettre la priorité sur la défense des femmes immigrées victimes de violences domestiques. On m'a dit: «Non, ce n'est pas la priorité! Ce problème se réglera tout seul quand les immigrés auront des emplois et seront intégrés.» C'est exactement ce que disent les imams qui nous demandent d'accepter aujourd'hui l'oppression et l'esclavage parce que demain, au ciel, Dieu nous donnera des dattes et des raisins... Je crois qu'il faut défendre l'individu d'abord. La gauche a peur de tout. Or la peur de l'offense entretient l'injustice et la souffrance. La révolution sexuelle, l'affirmation des droits de l'individu, l'amélioration des conditions de vie des immigrés ont été les grandes causes de la gauche néerlandaise. A ses yeux, le simple fait d'appartenir à une minorité aux Pays-Bas vous donne tous les droits. Ce multiculturalisme est désastreux. Hurlez à la discrimination et toutes les portes vous seront ouvertes! Criez au racisme et vos adversaires se tairont! Or, le multiculturalisme est une théorie inconsistante: si on veut laisser les communautés garder leurs traditions, que se passe-t-il dès lors que ces mêmes traditions s'exercent au détriment des femmes ou des homosexuels? La logique multiculturelle revient à accepter la subordination des femmes aux hommes. Pourtant, les partisans du multiculturalisme ne veulent pas le reconnaître. Ce qu'ils disent, c'est que les femmes le veulent elles-mêmes. Bien sûr, c'est faux: l'oppression des femmes vient de leur éducation.

Vous donnez des conseils aux musulmanes qui veulent échapper à l'islam...

Je leur dis ceci: si vous voulez quitter un milieu familial qui vous refuse l'autonomie, il faut vous préparer à l'épreuve de la liberté. Etre libre, cela passe par des amis, un emploi, un foyer, l'aide des assistantes sociales. Il faut aussi se préparer à se cacher, à vivre seule. C'est le prix à payer pour espérer façonner votre propre vie. Ou alors vous restez l'esclave des traditions.


A vous lire et à vous entendre, j'ai le sentiment que vous prônez une laïcité de combat...

L'Occident devrait se comporter avec l'islam comme la France jadis a réglé ses relations avec l'Eglise catholique. La laïcité a l'avantage d'être un modèle très clair, à la fois pour les Eglises et pour l'Etat neutre. Notre système n'est pas clair. Nous avons des partis chrétiens, y compris extrémistes, représentés au Parlement. La Constitution autorise les écoles religieuses et, bien sûr, l'islam tire avantage de cette ambiguïté. C'est pourquoi je soutiens l'interdiction du port des signes religieux à l'école, qui doit être un espace de neutralité. Pour y parvenir, les Pays-Bas devraient changer leur Constitution. Il faut une majorité des deux tiers au Parlement, et la gauche et les libéraux sont d'accord sur le principe.

Vous allez plus loin en demandant la fermeture des écoles islamiques aux Pays-Bas...

On ne naît pas arriéré, avec une religion dans la tête. L'école doit avoir pour ambition de préparer les enfants à la vie dans une société moderne, fondée sur l'esprit critique, à un apprentissage de la citoyenneté plutôt qu'à l'appartenance tribale. Le seul moyen d'empêcher des adultes de croire que, hors de l'islam, il n'y a point de vérité, c'est de mettre fin aux écoles religieuses, musulmanes ou chrétiennes.

Donc, il n'y a pas d'autre option que l'intégration...

Bien sûr! La religion doit être «privatisée» et les musulmans doivent se soumettre à l'Etat de droit. La pratique des crimes d'honneur, la persécution des homosexuels, les coups contre les femmes, l'excision sont illégales dans une société libérale.

Vous militez, par exemple, en faveur d'un contrôle obligatoire pour déceler les excisions sur les filles...

Le Parlement l'a demandé l'an dernier. Le gouvernement a formé une commission qui a rendu un rapport inutile, portant sur la définition de l'excision plutôt que sur les modalités. J'ai dit que c'était insuffisant. Avant-hier, j'en parlais à Waris Dirie, cette ancienne mannequin somalienne devenue ambassadrice de bonne volonté des Nations unies contre les mutilations génitales féminines, qui m'a apporté son soutien.

Les autorités néerlandaises ont-elles pris position sur la question des écoles religieuses?

Pour ouvrir une école chez nous, il faut déposer un dossier afin d'obtenir un financement. Le ministre des Finances exige désormais que ces écoles s'ouvrent à des Néerlandais de toutes ethnies, qu'elles enseignent l'Etat de droit et la démocratie libérale. C'est devenu difficile pour ces écoles de remplir ces critères... Nous recensons 42 écoles islamiques et 200 demandes d'ouverture.

Dans un pays comme la France, la pratique religieuse chez les musulmans est en baisse. Pourquoi ne pas juste attendre une «démusulmanisation» de l'Occident, comme notre pays a connu une déchristianisation?

Non, non, non! Ce n'est pas assez. Les chrétiens ont arrêté de pratiquer parce qu'ils se sont interrogés sur leur religion. Les musulmans pratiquent moins parce qu'il est difficile de pratiquer l'islam. Essayez de prier cinq fois par jour, pendant une semaine, rien que pour voir! Les musulmans pratiquent moins parce que c'est difficile, pas parce qu'ils doutent.

Quelle est votre réaction quand vous voyez que les auteurs des attentats commis au nom de l'islam, en Europe ou aux Etats-Unis, ont été éduqués ici?

Cela infirme la thèse que la pauvreté est la cause du terrorisme. Cela confirme la séduction du message islamiste. Ce ne sont pas les circonstances qui ouvrent la voie au terrorisme, c'est un choix individuel. Aux Pays-Bas, ce sont de jeunes diplômés passés par de bonnes universités, en passe de trouver de très bons emplois, qui sont allés chercher sur Internet le message fondamentaliste et ont cédé à la séduction totalitaire. Il y a des graines de fascisme dans l'islam. Nous devrions comprendre ce processus. Le choix est simple: soit les intellectuels européens ont le courage de défier les dogmes et la doctrine de l'islam, comme l'ont fait leurs prédécesseurs pour le christianisme ou le judaïsme, soit ils sont prisonniers de l'idée qu'une minorité doit être tolérée et abandonnée à son propre sort. Si cette dernière option l'emporte, nous aurons encore plus d'attentats et nous perdrons de jeunes esprits brillants emportés par la folie du totalitarisme.

Avez-vous le sentiment que le choix se pose aussi clairement dans ces termes pour tous?

Non. C'est pourquoi je le répète. Beaucoup d'Européens s'interrogent aujourd'hui sur la question de l'islam. N'ayez pas peur de la controverse! L'Europe est un continent bâti sur la controverse. La globalisation fait que nombre de jeunes issus du monde arabo-musulman viendront en Europe, même si vous tentez de les en empêcher. C'est une question de démographie. Et ils reproduiront le système. Nous avons tout intérêt en tant qu'Occidentaux à réformer l'islam.

L'insoumise de La Haye

Le Monde, Article paru dans l'édition du 18.05.05
Jean-Pierre Stroobants et Marion Van Renterghem

Pour sa critique radicale de l'islam, la députée néerlandaise Ayaan Hirsi Ali est menacée de mort.

Le 11 septembre 2001, à Amsterdam, Ayaan Hirsi Ali se trouvait à son bureau dans un think tank (organe de réflexion) du PvdA (Parti du travail, social-démocrate). Une vive agitation se fit soudain entendre à l'étage du dessous, où œuvrait l'équipe de campagne du parti. Ayaan est descendue, un peu énervée : "Pourriez-vous faire un peu moins de bruit ?" Puis elle s'est jointe, bouche bée, à la petite foule réunie devant CNN.

A l'époque, Ayaan partageait sa vie avec un garçon sans être mariée, buvait volontiers de l'alcool, horrifiait ses parents traditionalistes mais priait encore Allah. D'origine somalienne, elle avait été élevée en terre d'islam. Quand le second avion s'écrasa sur le World Trade Center, Ayaan Hirsi Ali fit une prière : "Dieu, faites que ce ne soit pas un musulman qui ait fait ça."

Dieu ne l'entendit pas et les journaux publièrent la lettre laissée par le kamikaze Mohammed Atta. Ils conclurent que les terroristes avaient agi au nom d'Allah. Autour de la machine à café, dans le bureau de la fondation, un cadre du PvdA haussa les épaules : "Cet attentat n'a rien à voir avec l'islam." Ayaan lui répondit : "Tout ce qui est dans cette lettre, je l'ai lu et entendu depuis ma naissance. Je le connais par cœur. Et, il n'y a pas si longtemps, j'aurais pu être un des kamikazes."

Ayaan Hirsi Ali a 35 ans. La musulmane très pieuse qu'elle fut dans sa jeunesse est devenue l'une des principales ennemies des islamistes radicaux, aux Pays-Bas, sa patrie d'adoption, comme ailleurs. Ces jours-ci, dans les rues de Paris où elle est l'invitée du ministère des affaires étrangères, les passants se retournent sur son visage sublime, sa silhouette longue et mince moulée dans un tailleur-pantalon bordeaux, les cheveux ramassés en chignon. Ses six gardes du corps (deux Néerlandais et quatre Français) ne la quittent pas d'une semelle. Bientôt, elle embarquera dans sa voiture blindée. Puis retrouvera son bureau du Parlement de La Haye, où elle exerce un mandat de députée du VVD, le parti libéral, depuis janvier 2003. Un véritable bunker, sans fenêtre, sous surveillance permanente.

Le 2 novembre 2004, le cinéaste néerlandais Theo Van Gogh était assassiné dans une rue d'Amsterdam. Le court métrage qu'il venait de réaliser, Submission Part I, montrait des femmes victimes de violences, la peau tatouée de versets du Coran et portant des vêtements transparents. La scénariste n'était autre qu'une jeune députée d'origine somalienne, Ayaan Hirsi Ali. Theo Van Gogh fut retrouvé égorgé, le poignard du crime planté dans la poitrine. Une lettre y était accrochée : cinq pages écrites par le meurtrier (Mohammed Bouyeri, un jeune homme d'origine marocaine), destinées à Ayaan Hirsi Ali et la menaçant de mort. Une fatwa d'un nouveau genre contre celle qui entend user de la provocation pour agiter les consciences musulmanes et les amener vers "une époque des Lumières" . Qui osa aussi critiquer le prophète Mahomet ou faire cette déclaration dès novembre 2001 : "L'islam actuel n'est pas compatible avec les présupposés de l'Etat de droit occidental."

Il y a un mois, à New York, Ayaan Hirsi Ali a croisé l'écrivain britannique Salman Rushdie. En 1989, quand ses Versets sataniques valurent à Rushdie la fatwa lancée par l'ayatollah Khomeiny, Ayaan avait 20 ans et habitait Nairobi, au Kenya. Dans le quartier de réfugiés somaliens où elle vivait, la rumeur évoquait un ouvrage honteux, écrit de la main de Satan. Quinze ans plus tard, alors que vient de paraître son livre Insoumise (Ed. Robert Laffont), décryptage des mécanismes d'un islam dépeint comme misogyne et réfractaire à toute liberté individuelle, voilà qu'Ayaan se retrouve à son tour dans le rôle du diable. "Salman Rushdie m'a dit : 'Ne vous laissez pas aller à devenir folle, même si cette situation rend fou', raconte-t-elle en souriant. Il m'a conseillé de donner toute leur valeur aux petites choses de la vie. C'est ce que je fais. Héler soi-même un taxi, par exemple, c'est une vraie joie."

Avant d'en arriver là, Ayaan Hirsi Ali a connu plusieurs exils. Elle est née en Somalie en 1969, l'année même où arrive au pouvoir le dictateur marxiste Mohamed Siyad Barre. Le père d'Ayaan, Hirsi Magan Isse, qui a fait des études en Italie et à l'université Columbia de New York, s'affiche comme un opposant au régime et prend la tête d'un mouvement de guérilla proche du Front démocratique pour le salut de la Somalie. A la naissance de sa fille, il est en prison. En 1976, il est obligé de s'enfuir à l'étranger. Sa seconde épouse, la mère d'Ayaan, va le suivre avec ses trois enfants.

Trois enfants ? Leur grand-mère n'en comptait qu'un seul. Car la fratrie d'Ayaan se composait de deux filles et d'un fils. Dans la tradition islamiste intégriste, où seul le fils est compté, l'addition est claire : 2 + 1 = 1. "Cela nous énervait beaucoup" , reconnaît Ayaan.

Pour elle, c'est l'une des rares notes discordantes dans un milieu et des traditions qu'elle approuve alors jusqu'au fanatisme. "L'islam était notre religion, notre politique, notre idéologie, notre morale, notre justice, notre identité."

Ayaan est une petite fille sage et sérieuse, admirant à la fois sa mère, soucieuse de faire respecter la religion à la lettre, et son père, héros politique dont les études en Occident n'ont pas ébranlé la foi, quoique l'ayant convaincu de faire quelques entorses aux coutumes : initiateur des campagnes d'alphabétisation, il exige que ses filles poursuivent des études et s'oppose à leur excision. Ayaan et sa sœur étudient. Mais leur grand-mère intervient pour les faire exciser à l'âge de 5 ans, en cachette de leur père.

Ayaan est obéissante. Soumise à son destin d'errance sur les traces d'un père clandestin, elle part, à l'âge de 6 ans, pour l'Arabie saoudite. Accepte sans bonheur d'aller en robe verte, la tête serrée par un voile. Subit le rigorisme religieux, et aussi les cloques provoquées par la chaleur sous la robe. La famille migre ensuite en Ethiopie, terre d'exil de l'opposition somalienne, puis au Kenya.

Dans son école pour filles, à Nairobi, les élèves manquent souvent à l'appel. Pour Ayaan, c'est une première alerte dont elle n'a pas encore pleinement conscience. Toujours soumise à la volonté d'Allah, elle découvre peu à peu la destinée de ses camarades absentes de la classe : elles ont été données en mariage. "Il m'arrivait de les rencontrer un an ou deux après. Il ne restait plus rien d'elles. Toutes étaient devenues des usines à fils."

"Je ne regrette rien"

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Jean-Pierre Stroobants et Marion Van Renterghem

En 1992, c'est au tour d'Ayaan d'être promise en mariage. Le moment, aussi, de sa première révolte. Elle a 23 ans. Son père a arrangé l'affaire avec un cousin canadien qu'elle ne connaît pas. Du Kenya, elle rejoint l'Allemagne, d'où elle doit s'envoler pour le Canada. Sur place, un Allemand d'origine somalienne se charge de veiller sur elle et de tout mettre en ordre pour son départ. Les formalités prennent du temps. Ayaan Hirsi Ali décide soudain de s'enfuir. Une fois à la gare, elle pense à gagner l'Angleterre, pays dont elle maîtrise la langue, mais, sans trop réfléchir, prend finalement un train pour les Pays-Bas.

Dès son arrivée, elle loge dans des foyers d'hébergement, obtient le statut de réfugiée politique et vit en accéléré, comme pour rattraper ses années sans révolte. De femme de ménage, elle devient traductrice pour les services sociaux auprès de femmes ayant fui la violence de leur mari ou de leur père. Elle étudie les sciences politiques, rejoint le Parti du travail. Et commence à faire du bruit.

Treize ans après son "évasion" , la voici dans son tailleur-pantalon bordeaux. Souriante et déterminée, le visage très doux, un charisme de femme d'Etat. Ses positions publiques contre l'islam dérangent tout le monde : d'abord certains musulmans, qui ne tardent pas à menacer celle qui a apostasié sa foi, insulte Mahomet et ne cesse de dénoncer l'oppression dont sont victimes les musulmanes ; le parti chrétien-démocrate (CDA) de la coalition gouvernementale, ensuite, dont la politique d'intégration vise à préserver l'identité culturelle des personnes immigrées, promeut le communautarisme et le développement des divers courants religieux à grand renfort de subventions publiques ; et enfin ses collègues et employeurs du PvdA, embarrassés que l'une des leurs puisse trouver "paresseuses" leurs théories du multiculturalisme et qualifier publiquement l'islam de "religion arriérée" . "La colonisation et l'esclavage ont créé en Occident un sentiment de culpabilité qui conduit à trouver formidables les traditions venues d'ailleurs, analyse-t-elle. C'est une attitude paresseuse, voire raciste."

Dans sa croisade, Ayaan Hirsi Ali s'est ainsi trouvé un modèle : la France. Ses écoles laïques et républicaines, l'organisation de son système policier et judiciaire de lutte antiterroriste en font, à ses yeux, "l'Etat le plus fort" pour contenir les extrémismes et éviter au maximum l'affrontement entre "une extrême droite nationaliste et une extrême droite islamiste" .

Quelques jours après les attentats du 11 septembre 2001, Ayaan Hirsi Ali publie un article contre l'islam et reçoit ses premières menaces de mort. Elle devient une figure majeure de la vie politique néerlandaise. Le Parti du travail, qui tient aux voix de la communauté musulmane, se tortille. Ayaan condamne le communautarisme, invite à plus de vigilance quant aux accréditations des écoles coraniques, vante les mérites de la laïcité à la française, n'hésite pas à critiquer les limites du discours tenu par les travaillistes. Beaucoup d'entre eux ne la regrettent pas lorsqu'elle quitte le parti pour être élue députée sous l'étiquette du VVD, le parti libéral.

Celui qui la convainc de rejoindre cette formation politique n'est autre qu'un certain Frits Bolkestein. Le commissaire européen fut le premier à remettre en question la politique d'intégration néerlandaise, au début des années 1980. "J'aime la France pour la laïcité, mais je la déteste pour ce qu'elle dit de Frits Bolkestein" , lance Ayaan Hirsi Ali, avant d'ajouter, non sans humour : "Je trouve bien hypocrites ces Français qui s'indignent contre le projet de directive Bolkestein - qui établissait la libre circulation des services au sein de l'Union sur le principe du 'pays d'origine"' - alors que les mêmes ne rechignent pas à travailler en Afrique ou en Inde en percevant leurs salaires français...

Comment une jeune femme de 35 ans, noire, féministe et si indépendante, justifie-t-elle sa position au sein du "parti des patrons" ? Ayaan Hirsi Ali n'est pas dupe : sans adhérer à ses thèses "à 100 %, sinon je serais dans une nouvelle secte" , dit-elle, elle réagit en pragmatique et sait tirer parti des intérêts des "patrons" : "Ils ne sont pas dogmatiques. Une politique vigoureuse d'intégration fournira de nouveaux cadres aux grandes entreprises et leur permettra de conserver leur statut, leurs belles villas et leur richesse." Avant tout, elle sait gré aux libéraux de placer au premier plan la liberté individuelle. Donc celle des femmes.

Elle a déjà obtenu la ratification de sa proposition de loi visant à condamner l'excision et rédigé un rapport parlementaire sur l'intégration économique des femmes musulmanes. Elle appelle à l'intransigeance contre les violences domestiques et les mutilations sexuelles et veut que les "crimes d'honneur" relèvent des dispositions prévues pour réprimer les actes terroristes.

Depuis l'assassinat de Theo Van Gogh, Ayaan Hirsi Ali n'a plus de vie. Toujours sous surveillance, elle a habité une base navale d'Amsterdam, changeant de lieu presque chaque nuit avant de s'exiler quelque temps aux Etats-Unis. Puis, n'en pouvant plus, elle a exigé d'habiter une maison dont elle ne bouge plus. Chez elle, à La Haye. "Le métier de femme politique est déjà difficile, cette vie-là le rendait impossible" , constate-t-elle. Elle commence tout juste à reparler à sa mère et n'a presque plus de contacts avec son père. Celui-ci ne lui pardonne pas de "souiller" l'islam en même temps que son nom et son honneur. Il vit à Londres avec sa première femme, qu'il a fini par réépouser après quatre mariages.

"Je ne regrette rien, dit encore Ayaan Hirsi Ali en vous regardant droit dans les yeux. Je continue. Mon seul but est de libérer les femmes d'une religion et d'une culture musulmanes qui leur sont hostiles." L'un des chapitres de son livre s'intitule "Dix conseils aux musulmanes qui veulent s'échapper" .